Samedi 31 mai, Chypre organisait sa première gay pride dans les rues de sa capitale Nicosie. Un événement réussi qui a su mobiliser 3000 personnes selon la police et 4000 selon les organisateurs. Soit beaucoup plus que ce qui était espéré par Costas Gavrielides, président d’Accept-LGBT Cyprius, et organisateur de la marche. «Cela prouve que la société chypriote a beaucoup plus progressé que ce que ne disent les hommes politiques», a-t-il d’ailleurs commenté à l’agence américaine The Associated Press.

À la veille de cette marche très médiatisée, de nombreuses personnalités comme Olympia Dukakis, Stephen Fry ou Whoopi Goldberg avaient apporté leur soutien. Notamment pour contrer le discours des opposant.e.s comme celui de l’Église orthodoxe locale très virulente dans ses propos. Sur le chemin de la gay pride, un groupe appelé mouvement chrétien orthodoxe de Chypre – une cinquantaine de contre-manifestants, principalement des prêtres et des moines – a tenté d’empêcher le bon déroulement de la marche en dénonçant un événement «honteux».

Les opposant.e.s contestent notamment un projet d’union civile, encore dans les cartons, promis par l’actuel Président Nicos Anastasiades, alors qu’une loi pour criminaliser les actes et comportements haineux en raison de l’orientation sexuelle vient d’être déposée au Parlement chypriote. D’ailleurs, ces deux avancées étaient au cœur des revendications de cette marche plus politique que festive. Selon Costas Gavrielidis, Chypre se situe «aux derniers rangs de l’Union européenne avec la Lettonie» en matière de droits pour les personnes LGBT.

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