On se souvient des très émouvants discours de Sally Field et de son fils Sam lors de la remise du prix, en octobre 2012. Amour sans condition, soutien, fierté, colère aussi devant l’incompréhension de certains parents vis-à-vis de leurs enfants homos ou bi.e.s. Parce qu’elle est une mère aimante mais aussi parce qu’elle n’est pas juste une mère, Sally Field a écrit une lettre ouverte pour aider Human Rights Campaign à lever des fonds afin de combattre les multiples propositions de loi visant à autoriser les discriminations, qui fleurissent aux États-Unis (lire Mariage, homophobie à l’école, thérapies anti-gay…: progrès et reculs aux États-Unis).

Sa lettre reprend des éléments de ce fameux discours de 2012, mais apporte aussi de nouveaux détails sur la façon dont l’actrice a regardé son fils grandir et l’a soutenu:

«Les 3 choses dont je suis la plus fière dans ma vie sont Peter, Eli et Sam, mes fils. Ce sont des êtres humains attentionnés, aimants, productifs. Chacun avec sa propre liste de compétences et de succès.

Sam est le plus jeune, il a 18 ans de moins, et il est gay. Mon commentaire:

Et alors?

Il a grandi en voulant être exactement comme ses grands frères, athlétiques, exubérants, sans parler d’un petit côté macho. Il voulit mettre la pâtée à Eli au tennis ou détruire Peter à un jeu vidéo de football et tout apprendre sur chaque basketteur sur le terrain.

Mais Sam était différent. Et son cheminement pour s’autoriser à être ce que la nature a voulu qu’il soit n’a pas été simple. Quand je le voyais se débattre, je voulais plonger avec lui. Mais ses frères aînés m’ont retenue. Ils m’ont dit que je ne pouvais pas faire ce cheminement à la place de Sam. C’était à lui de le faire, pas à moi. J’ai dû attendre qu’il s’assume à son propre rythme. Je ne pouvais lui simplifier la tâche qu’en étant visiblement à ses côtés, en l’aimant ouvertement, en étant toujours là pour lui et en le lui faisant savoir.

Finalement, à 20 ans, longtemps après avoir battu ses frères au tennis et au football sur ordinateur et alors qu’il en savait autant que n’importe qui sur le basket, Sam a pu se dresser fièrement et dire « Je suis homosexuel ».

En tant que mère, je considère que c’est un des plus grands privilèges de ma vie d’avoir été autorisée à prendre part au cheminement de Sam et j’ai essayé de faire attention à ne jamais parler à sa place, mais avec son accord, j’ai décidé de m’impliquer dans le combat pour l’égalité des droits des personnes lesbiennes, gays, bi.e.s et trans’ (LGBT) en rejoignant Human Rights Campaign.

Sam sait que s’il se marie un jour, il aura mon soutien total. Après tout, j’aime à penser que je l’ai élevé en lui donnant le bon sens de choisir un compagnon formidable.

Mais d’autres – des associations, des politiques, des étrangèr.e.s qui n’ont jamais rencontré Sam – préfèrent se consacrer à lui refuser le bonheur.

Pourquoi qui que ce soit voudrait empêcher mon fils – ou le fils ou la fille de qui que ce soit d’autre – d’avoir accès aux protections juridiques les plus basiques, comme les congés pour enfant malade, la pension de réversion, ou l’assurance maladie?

Ça n’a pas de sens, mais ça ne changera pas jusqu’à ce que des gens dénoncent cette situation. Je suis fière d’ajouter ma voix en travaillant avec HRC. Me rejoindrez-vous?

Que vous soyez vous-même LGBT, parent ou grand-parent d’un enfant LGBT ou juste quelqu’un de formidable avec des convictions fortes sur ce qui est juste, j’espère vous avoir convaincu.e de soutenir HRC et son travail pour l’égalité. Vous ne le regretterez pas!»

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Via RumorFix.