Les opposant.e.s au maire de Fontgombault auront à l’occasion des élections municipales la possibilité d’exprimer leur désapprobation à l’encontre de l’élu et du conseil municipal qui ont voté contre l’application de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe dans la commune. La justice devra se prononcer sur la légalité de cette décision.

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«LE MAIRE N’EST PAS UN FAUX-CUL»
Interviewé par France Info, le maire Jacques Tissier s’obstine: «Dans mon for intérieur et dans ma religion qui passe avant tout, j’ai cru bien faire et je pense avoir bien fait, indique-t-il. Je suis extrêmement droit dans mes bottes et si c’était à refaire, je le referais. Cette loi ne nous paraît pas bonne pour la société dans laquelle nous vivons. Un homme et une femme peuvent avoir des enfants ensemble. Alors que si ce n’est pas un homme et une femme, je ne vois pas comment ils peuvent avoir des enfants; c’est ça, la loi naturelle.»

Plutôt que de laisser des adjoint.e.s appliquer la loi comme c’est le cas dans d’autres communes où des élu.e.s sont réticent.e.s à faire preuve d’esprit républicain, lui s’oppose à toute délégation: «Le maire n’est pas un faux-cul. Et quand il dit qu’il ne fera pas quelque chose, il ne va pas dire à quelqu’un « faites-le à ma place ».»

Son écharpe est en jeu avec les élections municipales, mais il ne s’inquiète pas: «Il me semble que ma conscience personnelle passe avant la possibilité d’être élu. Si je ne suis pas élu, je ne serai pas élu, et j’aurai ma conscience pour moi.» Le dernier mot revient donc aux habitant.e.s de la ville qui compte environ 70 moines pour 250 habitant.e.s.

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