En Californie, l’enseignement de l’histoire de l’homosexualité et de la différence est une réalité. Or, en France on se contente de lutter contre l’homophobie et de tolérer de manière silencieuse les jeunes LGBT. C’est l’analyse que développe la journaliste Claire Levenson sur Slate en comparant l’expérience californienne à la situation française. «Dans ce contexte, l’approche californienne est de dire qu’il ne suffit pas d’une tolérance silencieuse, écrit-elle. L’idée est qu’un adolescent gay, ou dont les parents sont gays, se sentira mieux si, à l’école, l’hétérosexualité n’est pas constamment présentée comme l’identité par défaut. Il faut en parler, et pas seulement pour dire que l’homophobie, c’est pas bien.» Elle ajoute plus loin:

«Ceux qui expliquent qu’ils sont d’accord pour lutter contre l’homophobie, mais ne veulent pas qu’on parle des gays à l’école, et refusent que l’on parle aussi des stéréotypes de genre ne sont pas honnêtes. Toutes ces questions sont liées.»

Et de mentionner l’exemple de la ville de Los Angeles dans ce domaine:

«Los Angeles est à la pointe de ce combat, et a déjà adopté des politiques d’acceptation des élèves transgenres (qui peuvent notamment utiliser les toilettes pour filles s’ils s’identifient comme fille). Dans la plupart des écoles, ces mesures n’ont absolument pas modifié le quotidien des établissements. Mais pour la poignée de personnes concernées, cela a changé leur vie.»

À lire sur Slate.