Jeudi 6 mars, lors d’une conférence de presse, organisée au Centre LGBT Paris Ile-de-France, l’Inter-LGBT est venue présenter ses propositions en matière d’égalité des droits à l’approche des municipales qui auront lieu les 23 et 30 mars prochain. Réunies à l’intérieur d’une brochure, 67 idées d’actions à mener au niveau local, autour de diverses thématiques, ont été formulées à destination des candidat.e.s, des élu.e.s, des associations ou des citoyen.nes. Une initiative similaire à la plateforme des 12 engagements pour les municipales lancée à Marseille par une trentaine d’associations en février.

«À l’inter-LGBT, on a la conviction que l’égalité des droits se joue à l’échelon local», souligne Nicolas Rividi, porte-parole de l’inter-LGBT chargé de la lutte contre les discriminations. «Et les élections municipales jouent vraiment un rôle-clé pour atteindre l’égalité réelle», poursuit Amandine Miguel, porte-parole de l’Inter-LGBT chargée de la visibilité lesbienne. Ces 67 propositions, ainsi qu’une grille d’évaluation des programmes des candidat.e.s se veulent des outils «réalisables dans les plus petites communes», ajoute-elle.

«Ce sont des suggestions: un guide mais aussi des ressources pour les candidat.e.s et élu.e.s autour de diverses thématiques comme garantir un accueil municipal non discriminatoire.»

À PARIS, UN BON BILAN QUI PEUT ENCORE ÊTRE AMÉLIORÉ
À l’aide de la grille d’évaluation, l’Inter-LGBT a alors étudié les programmes et les propositions des différent.e.s candidat.e.s à la mairie de Paris, qu’elle a également interrogé.e.s, afin de voir leur compatibilité avec les revendications de l’association. «On n’a pas jugé nécessaire d’évaluer les programmes du candidat FN Wallerand de Saint-Just et de Charles Beigbeder car leurs valeurs sont incompatibles avec celles que défend l’Inter-LGBT», a précisé Nicolas Rividi.

Les programmes d’Anne Hidalgo (PS), Christophe Najdovski (EELV) et Danielle Simonet (Front de Gauche) ont été jugés «très clairement compatibles», celui de Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) «assez paradoxal» car «elle-même s’est investie personnellement dans la lutte contre les LGBTphobies, mais elle s’est abstenue sur le mariage pour tous, et parce qu’on trouve sur ses listes un certain nombre de personnes frontalement opposées à l’égalité des droits», explique le porte-parole.

Si l’Inter-LGBT se dit satisfaite du bilan de l’équipe sortante de Bertrand Delanoë, elle soulève des points à améliorer et émet quelques critiques. «On a une mairie qui s’est ouvertement prononcée en faveur de l’égalité des droits, se félicite Nicolas Rividi, mais si elle a beaucoup aidé les associations, on regrette qu’elle se repose un peu trop sur elles pour mener des actions.»

Des questions restent cependant en suspens: le renforcement du centre LGBT, les efforts à amplifier dans la formation des personnels municipaux, la question des archives LGBT et de la mémoire des victimes des violences LGBTphobes, le soutien aux centres de mutualisation ou encore la situation de l’Hôtel Dieu, sur l’Ile de la Cité. Aucune consigne de vote n’a été donnée par les représentant.e.s de l’Inter-LGBT qui entend fournir avec ces fiches d’évaluation et ces brochures de quoi se faire son avis par soi-même.

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