«Je suis queer.» Par ces trois mots, Djuan Trent, miss Kentucky 2010, est sortie du placard jeudi 20 février dans un billet publié sur son blog personnel Life in 27. Une décision prise en réponse aux commentaires anti-LGBT qui ont fusé alors que la Cour de cet État du midwest américain jugeait le 12 février dernier que l’interdiction du mariage entre personnes de même sexe était inconstitutionnelle au regard des récentes décisions de la Cour suprême des États-Unis en juin 2013. «Ce qui m’a poussée à écrire aujourd’hui, c’est ce présupposé perpétuel que a) je suis hétéro et que b) j’ai les mêmes opinions ou la même vision des choses que les personnes qui me posent ces questions», explique-t-elle.

La jeune femme de 27 ans, originaire de Colombus en Géorgie, avait également terminé dans le top 10 du concours de beauté miss America 2011 et a jugé plus que nécessaire l’étape du coming-out. «Le coming-out est un processus très personnel, propose-t-elle à la réflexion. Et j’ai remarqué qu’une fois que tu as décidé de sortir du placard publiquement, c’est un processus qui ne finit jamais. Cela ne finit jamais parce qu’en réalité, tu seras presque obligé de faire ton coming-out auprès de chaque nouvelle personne que tu rencontres, plus particulièrement celles qui te demandent si tu as une femme, quand tu as en fait un mari, ou si tu as un petit ami quand tu as en fait une copine… Cela ne s’arrête jamais.» Djuan Trent poursuit:

«Idéalement, j’aimerais un jour vivre dans une société où le coming-out n’est plus du tout nécessaire parce qu’on ne fait aucune supposition sur la sexualité des autres et où l’homophobie est mise en sommeil.»

Elle rappelle à ceux ou celles qui hésitent à sortir du placard: «Mais si tu veux voir tes idéaux devenir réalité et que tu as le courage de changer l’histoire… si tu veux gagner des bons points, alors oui, fais ton coming-out et fais-toi connaître. Les gens ne peuvent pas savoir que leur meilleur.e ami.e, leur frère, leur sœur, leur collègue, leur voisin.e, leur présentateur/trice TV, leur chanteur/euse préféré.e ou le/la serveur/euse du café du coin sont opprimé.e.s et ne se voient pas reconnaître les droits auxquels leurs pendant.e.s hétérosexuel.le.s sont tellement les bienvenu.e.s à prendre part… À moins que tu n’ouvres la bouche et ne le dises. »

Pour ceux ou celles qui l’ont inspirée à franchir cette étape, elle conclut: « Merci de m’avoir donné le courage de changer mon «Ils» en «Nous», «Eux» en «Nous», et «Leur» en «Nos». Vous m’avez donné le courage de m’exprimer à chaque fois que j’oublie mon étiquette «QUEER» au réveil. Et je ne peux qu’espérer que j’inspirerai à mon tour.»

À lire sur le blog personnel de Djuan Trent, Life in 27.

Via SheWired.

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