Vanity Fair MikaMika est depuis quelques semaines membre du jury de l’émission X Factor en Italie. C’est à ce titre – et à l’occasion de la sortie de son best of, Songs Book Vol 1 – The greatest hits, que le chanteur a les honneurs de la couverture de l’édition italienne du mensuel Vanity Fair. Une interview, des photos et une vidéo résumant sa vie viennent compléter l’ensemble.

Dans l’entretien, Mika revient sur son soutien à la loi ouvrant le mariage à tous les couples en France: «L’égalité des droits pour les homos est inévitable, c’est juste du bon sens», explique-t-il, s’étonnant de l’«incroyable» influence de l’Église en Italie. «Si l’homosexualité n’est pas un crime, qu’est-ce qui s’oppose à l’égalité?», s’interroge-t-il.

Et lui, voudrait-il se marier?

«Si vous parlez d’un mariage classique à l’église, alors non. Mais si la question est: est-ce que je veux avoir les mêmes droits qu’un couple marié? Oui, à cent pour cent. Est-ce que je veux m’engager? Oui, à cent pour cent. Est-ce que je veux affronter les conséquences de la rupture de cet engagement? Oui, à cent pour cent. Est-ce que je pense qu’il serait juste que j’ai des enfants? Oui, à mille pour cent. Est-ce que je pense être capable de donner à un enfant de l’amour, une bonne éducation, un environnement accueillant et libre? Oui, à mille pour cent. Je n’ai aucun doute là-dessus. Et ceux qui disent le contraire sont des imbéciles.»

S’il ne se sent pas nécessairement prêt à fonder une famille dans l’immédiat, le chanteur, qui est en couple depuis 7 ans, envisage son avenir avec plusieurs enfants, sans doute «quatre ou cinq». «Je viens d’une grande famille, dit-il, j’aimerais en créer une semblable.»

À celles et ceux qui l’accusent d’avoir fait de son coming-out une opération marketing, il répond: «Ce sont des bêtises. La vérité est que si j’ai tant attendu, c’est que je n’étais pas prêt. Je l’ai fait quand je me suis senti heureux. Et puis j’avais tant de choses à régler. Je devais parler à ma famille et à celle de mon compagnon. Ce n’était pas quelque chose qui ne concernait que moi.»

Photo Marc Hom pour Vanity Fair