«Nous faisons tout pour que les athlètes et les spectateurs se sentent bien aux Jeux olympiques, quelles que soient leur nationalité, leur appartenance ethnique ou leur orientation sexuelle», a indiqué Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse ce lundi 28 octobre à Moscou. Le président russe s’exprimait à l’occasion d’une visite de Thomas Bach, le président du Comité international olympique (CIO).

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COURRIER SANS RÉPONSE
Depuis deux semaines, les militant.e.s LGBT ont sollicité par courrier le président du CIO pour le rencontrer à l’occasion de son voyage en Russie, mais celui-ci a décliné toute entrevue. Dans une lettre signée par le Russian LGBT Network, le festival du film LGBT Bok o Bok, la Fédération sportive LGBT russe, le projet OutLoud et les associations Coming Out Saint-Pétersbourg et Arkhangelsk’s Rakurs, les activistes soulignent à quel point la loi dite «anti-propagande homosexuelle» est contraire aux valeurs de la Charte olympique.

Les militant.e.s demandaient par ailleurs à ce qu’une Pride House soit implantée à Sotchi, comme ce fut le cas lors des deux dernières éditions des JO. Le ministre de l’Intérieur russe s’y est opposé et a été soutenu par la justice qui a estimé qu’une telle installation servirait à «corrompre les mœurs publiques et demeure à l’opposé de la politique nationale sur la famille, la maternité et les enfants», rapporte l’agence Ria Novosti.

Un porte-parole du CIO a toutefois proposé de rencontrer les associations LGBT, indique BuzzFeed, mais pour Minky Worden de Human Rights Watch, compte tenu de l’importance du sujet, c’est le président de l’organisation Thomas Bach qui aurait dû rencontrer personnellement les militant.e.s. À plusieurs milliers de kilomètres de Moscou, d’autres militant.e.s ont perturbé à New York une réunion organisée par le gouvernement russe pour attirer de nouveaux investissements. Les activistes de Queer Nation ont interrompu une conférence en demandant haut et fort quel degré de confiance accorder à un régime qui met en œuvre des lois homophobes. Sergei Cheremin, du département aux relations internationales et économiques de Moscou, a préféré en rire, relève Towleroad.

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