Une enquête publiée sur le site du Nouvel Obs s’est penchée sur la clinique du docteur Nayna Patel en Inde, où se pratique depuis plusieurs années la gestation pour autrui. Des dizaines de couples du monde entier sollicitent aujourd’hui la clinique pour mettre au monde un enfant né par mère porteuse.

L’enquête rapporte que les femmes qui deviennent mères porteuses dans le service de la docteure Patel obtiennent une rémunération suffisamment conséquente pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. En outre, leur séjour à la clinique durant toute la durée de leur grossesse est aussi un moyen pour elles d’avoir accès à des cours d’anglais, d’informatique ou de couture, même si elles sont pourtant contraintes d’être éloignées pendant tout ce temps de leurs proches. Nayna Patel explique aussi avoir établi un code de bonne conduite qui permet d’offrir un cadre protégeant les femmes qui se présentent pour porter un enfant.

«Les mères porteuses doivent avoir déjà au moins un enfant, obtenir le consentement écrit de leur époux quand elles en ont un, être âgées de plus de 21 ans et de moins de 35, et surtout renoncer à tout droit sur le bébé à naître. Les grossesses pour autrui sont limitées à deux, les grossesses gémellaires, autorisées, la gestation de triplés, interdite. Bref, même si rien n’oblige les médecins à le respecter, un cadre est posé, finalement plus contraignant qu’aux États-Unis, où le client est roi.»

Concernant la GPA pour les couples gays, la docteure explique s’y être toujours opposée: «Aujourd’hui, elle s’en félicite: depuis janvier, l’Inde a interdit l’adoption et le recours aux mères porteuses aux couples homosexuels et aux célibataires. Un sacré casse-tête pour les autres agences qui s’étaient engagées dans cette voie. « Elles ont stocké des tas d’embryons congelés et ne savent plus quoi en faire », constate Hitesh Patel, son mari. Lui s’occupe de l’aspect juridique et réfute catégoriquement toute accusation d’exploitation : « Nous n’obligeons personne à venir. Je ne dépense pas la moindre roupie en publicité. Les femmes arrivent ici de leur plein gré, par le seul bouche-à-oreille. »»

À lire sur Le Nouvel Observateur.