Choqué par les lois homophobes qui oppriment les LGBT en Russie, Sean Kelly est à l’origine du projet Live and Let Love: «Quand j’ai appris que les enfants de parents homos peuvent leur être retirés, j’ai pensé « ça me rend fou ». Mais je suis seul et la Russie est le plus grand pays du monde. Qu’est-ce que je pourrais faire?» Le musicien suédois a donc décidé de réagir et de mobiliser des chanteurs/euses et des musiciens.

LE DRAPEAU ARC-EN-CIEL DANS LE STADE DE STOCKHOLM
Sean Kelly a alors eu l’idée de faire chanter l’hymne russe à un grand nombre de personnes réunies dans un stade. Le 6 octobre dernier, 2000 personnes étaient rassemblées dans le stade olympique de Stockholm: «J’ai appelé et demandé si nous pouvions l’utiliser, et quand ils ont su ce que j’avais prévu de faire, ils nous ont rejoint aussitôt.» La scène a été filmée: au fur et à mesure de l’hymne, les participant.e.s devaient agiter des drapeaux arc-en-ciel en signe de soutien aux LGBT russes. En temps normal, aucun autre drapeau que le drapeau suédois n’est autorisé dans l’enceinte de ce stade. Mais pour cette occasion, Sean Kelly a bénéficié d’une exception.

L’HYMNE RUSSE À TRAVERS LE MONDE
La vidéo sera entrecoupée avec d’autres passages de l’hymne. Des groupes du monde entier ont en effet accepté de participer au projet Live and Let Love de Sean Kelly: une chorale sud-africaine, un punk japonais, un ensemble de jazz de Californie, un groupe pop suédois, la chorale suédoise Voces Nordicae et de nombreux/euses musiciens et chanteurs de tout style et tout horizon. Avec cette vidéo qui sera diffusée en ligne à un mois des Jeux Olympiques de Sotchi, Sean Kelly espère montrer au gouvernement russe qu’il fait fausse route, mais surtout rappeler aux LGBT russes qu’ils/elles ne sont pas seul.e.s: «Si une personne en Russie pense « je ne peux pas me battre pour mes droits, mais d’autres peuvent se battre pour moi dans ce monde », alors nous contribuons à le changer un petit peu.»

Photo Jonas Norén