Arrivé.e.s à Cleveland, délégué.e.s et candidat.e.s se retrouvent pour la première fois le vendredi 4 octobre lors d’une soirée d’accueil proposée par l’hôtel Renaissance qui accueille les délégations et les réunions de l’Assemblée Générale de la Fédération des Gay Games (FGG) dans de superbes salles décorées à la française.

TIRAGE AU SORT
On tire au sort l’ordre du passage pour l’oral à venir: c’est l’équipe parisienne qui passera la première. Est-ce un bon signe? En tout cas, demain samedi démarrent trois jours bien remplis de rencontres et débats.

Durant l’assemblée générale, les sessions les plus significatives se tiennent à huis clos, sans la présence des équipes candidates. Citons celles où les responsables de commissions FGG présentent leurs analyses thématiques.

La présentation sur le thème de la diversité a salué les efforts des trois candidats mais a comptabilisé le plus de points positifs pour Paris, en remarquant notamment la parité hommes-femmes dans sa candidature. Le responsable du marketing a souligné les excellentes performances de Paris et de Londres sur les réseaux sociaux. L’attractivité des villes plaide en faveur de Londres et Paris. Les prévisions de communications et de recherches de sponsoring avantagent un peu Paris.

Les responsables du comité des sports actualisent et rééquilibrent l’avis sur la capacité sportive d’organisation de Paris par rapport à Londres jugée bien moins expérimentée: Londres a beau offrir certains équipements plus beaux que Paris, ceux proposés par la capitale française sont tout à fait convenables, et l’expérience des Parisien.ne.s est un atout éprouvé notamment à travers le Tournoi International de Paris. Le responsable des cérémonies et de la culture considère la ville irlandaise de Limerick comme ayant la meilleure compréhension des attentes de la FGG, mais apprécie la proposition de Paris, décrite comme la plus créative. Enfin le trésorier explique quelques points de discordances entre les budgets, dus en partie à la volonté de la FGG de simplifier la présentation des budgets, qui a eu comme résultat paradoxal une plus grande difficulté à les comparer. Enfin, les actuels organisateurs de Cleveland ont témoigné de leur expérience et ont surtout relativisé: entre une candidature et sa réalisation, les aléas de l’organisation jouent souvent avec les vœux des organisateurs.

Après ces sessions à huis-clos, les trois villes finalistes sont appelées pour leur grand oral… À suivre.

Photo: La délégation française avec Laura Flessel (deuxième rang au centre), marraine de Paris 2018.

Texte et photo: Manuel Picaud