Dans une interview à The Advocate, Sigourney Weaver a condamné fermement les lois homophobes en Russie et rappelé son soutien indéfectible aux jeunes LGBT.

«MONTRER AU MONDE CE QUE CELA SIGNIFIE ÊTRE HOMO»
«Je suis incroyablement surprise de la façon dont Poutine se retranche et devient un vrai dictateur. Il était un dictateur discret et là, tout ce qu’il fait est radical, c’est vraiment effrayant. Et cela se passe juste sous nos yeux. C’est dur de croire qu’on ne puisse rien faire pour ces filles [les membres du Pussy Riot en détention] et pour les jeunes. C’est fou d’avoir quelqu’un qui dit: « Tu ne peux pas être toi dans ton pays ».» Favorable à un boycott des Jeux Olympiques compte tenu des lois promulguées par le gouvernement russe, Sigourney Weaver reconnaît cependant que l’événement sportif est aussi un moyen d’éveiller les consciences au niveau international: «Je crois que c’est très difficile de dire à ces jeunes qui se sont tellement entraîné.e.s que nous devrions boycotter les Jeux olympiques. Mais je pense que c’est une excellente opportunité de montrer clairement ce que le monde en pense. Je crois que les Jeux pourraient être une belle manière pour certain.e.s, sans chercher à choquer, d’être exubérant.e.s et de montrer au monde ce que cela signifie d’être homo. Comment peut-on résister à cela?»

«LES GORILLES NOUS SONT SUPÉRIEURS»
L’actrice a aussi parlé de son engagement pour les jeunes LGBT aux États-Unis: «Je sais que quand je vais aux événements de la Glaad et au Comic Con, il y a des jeunes formidables. Ils et elles font face à tellement de choses, surtout quand ils/elles essaient de comprendre qui ils/elles sont. Ils/elles sont tellement vulnérables, la dernière chose qu’on devrait leur faire serait de leur donner honte d’eux/elles-mêmes. Mon Dieu, ils/elles ont tellement besoin de soutien. Le fait est que nous sommes encore empêtré.e.s dans la religion et dans la honte, je suis très agacée par notre espèce. Je ne crois pas que les gorilles font ça dans la nature. Ils nous sont supérieurs de ce point de vue.» S’il peut surprendre à première vue, le parallèle avec les singes est loin d’être hasardeux. L’actrice avait interprété le rôle de Dian Fossey, l’éthologue américaine très engagée contre le braconnage au Rwanda dans le film Gorilles dans la brume, sorti en 1988, trois ans après son assassinat. «Les chimpanzés, je ne sais pas, ils s’occupent toujours les uns des autres. Dans la nature que se passe-t-il? Parce que je sens que nous avons tellement à apprendre des autres espèces. Peut-être parce que nos cerveaux sont plus gros, que nous avons des pouces, nous sommes bloqué.e.s là-haut, a déclaré l’actrice en pointant sa tête, au lieu d’ici», avant de pointer son cœur.

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Photo Sgt. Michael Connors