Si l’Afrique du Sud consacre les droits des LGBT dans sa Constitution et a ouvert le mariage aux couples de même sexe en 2006, la situation n’est pourtant pas idyllique pour les habitant.e.s des townships, régulièrement victimes de violences homophobes. Accompagnant François Hollande dans sa visite d’État, Valérie Trierweiler et Christiane Taubira ont rencontré des militant.e.s LGBT, dont des lesbiennes noires, précise l’AFP.

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L’entrevue s’est tenue à huis clos, alors que la presse avait initialement été conviée. À l’issue de cette rencontre, Phindi Malaza, du Forum for Empowerment of Women, s’est brièvement confiée: «En tant que gays et lesbiennes vivant dans les townships, nous ne profitons vraiment pas de ces droits et privilèges inscrits dans la Constitution. La rencontre était très informelle. Nous avons échangé sur notre travail. Nous vivons dans deux contextes différents.» «[Valérie Trierweiler] voulait parler du quotidien et du vécu des femmes lesbiennes ou bisexuelles en Afrique du Sud qui sont mariées ou en couple», a expliqué Anthony Manion du Gay and Lesbian Memory in Action, cité par Sowetan.

Les viols correctifs sont toujours monnaie courante. En juin dernier, une lesbienne nommée Duduzile Zozo a été assassinée à quelques mètres de chez elle. Un balai avait été enfoncé dans son vagin. Pour Phindi Malaza, le rôle de la communauté internationale, et plus particulièrement de Valérie Trierweiler, est de faire pression sur le gouvernement sud-africain pour que de telles exactions ne se reproduisent pas. «L’une des choses frustrantes, c’est de voir nos dirigeants, lorsqu’ils sont sur une scène internationale, prononcer toutes ces paroles magnifiques sur la lutte contre la violence homophobe», a-t-elle critiqué.

Photo Élysée (rencontre avec les personnels de l’orphelinat Sky de Soweto-Kliptown)