Créée aux États-Unis il y a 25 ans, la Journée du coming-out est célébrée de façon inégale dans différents pays du monde le 11 octobre. La France n’a jamais vraiment suivi le mouvement, mais l’Internet et les réseaux sociaux permettent de voir largement au-delà de ses propres frontières.

Ces derniers mois, plusieurs personnalités ont fait leur coming-out, qu’ils et elles soient sportives ou sportives (Abby Wambach bien sûr, mais aussi Megan Rapinoe, Anastasia Bucsis, Anja Paerson, Johnny Weir, Alexandra Lacrabère…), chanteurs ou chanteuses (Mika, Frank Ocean, Diana King…), acteurs ou actrices (Wentworth Miller, Jodie Foster, Michelle Rodriguez, Troye Sivan, Raven Symoné, Ben Whishaw, Charice…), politiques (Sergio Coronado, Franck Riester, Jean-Pierre Guérin…), journalistes (Anderson Cooper), humoristes (Shirley Souagnon), avocat.e.s (Masha Bast), lanceurs/euses d’alerte (Chelsea Manning), voire super-héros (Green Lantern…). Mais il n’est pas nécessaire d’être célèbre pour que sortir du placard ait un impact. Un coming-out, c’est d’abord personnel, et on respire mieux en dehors du placard, même si le passage est parfois difficile. D’autant qu’un coming-out peut prendre différentes formes même minime, même s’il s’agit juste de ne plus parler de sa moitié en trichant sur son genre, même s’il s’agit juste de corriger un interlocuteur qui partirait du principe que la personne en face de lui est obligatoirement hétérosexuelle ou d’un genre conforme à son apparence physique.

«Bien sûr il faut se sentir prêt.e, ne pas être forcé.e (sauf cas exceptionnels), écrivions-nous l’an dernier à la même date. Ne pas non plus se sentir obligé.e de rester enfermé.e pour de mauvaises raisons. Ne pas avoir honte: être gay, lesbienne, bi ou trans’, c’est une réalité, pas une tare.»

Les débats que nous avons vécus autour de la loi ouvrant le mariage à tous les couples ont montré une nouvelle fois à quel point la visibilité était nécessaire. L’homophobie nait souvent de l’ignorance.

Faire son coming-out (une fois, deux fois, vingt fois), c’est aussi lutter contre cette ignorance, et donc contre l’homophobie. C’est aussi, si l’on le souhaite, entrer dans une communauté, trouver du soutien – ou en apporter –, partager des expériences.

Le blog Coming-out de Yagg accueille vos histoires, participez en cliquant sur ce lien. Pour lire les témoignages déjà publiés, c’est ici.

Site suisse de la Journée du coming-out.

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