Exaspéré d’être la cible sur Twitter de messages homophobes, allant de l’insulte aux menaces de mort, Jean-Luc Romero a décidé d’agir. Dans un communiqué, il annonce saisir le procureur de la République, par le biais de son avocate, Caroline Mécary.

«Depuis de nombreuses années, Jean-Luc Romero, en tant que militant des droits LGBT, est la cible des homophobes de tous horizons, indique le communiqué. Mais cet acharnement homophobe s’est considérablement aggravé depuis son récent mariage, les personnes trouvant dans l’anonymat des réseaux sociaux un parfait défouloir à leurs détestables opinions.»

Le communiqué cite quelques exemples de tweets reçus:

«on peut aussi rêver d’une lapidation de l’immonde Romero en place publique en Iran…» / «Juste écœuré de voir cette saloperie de @JeanLucRomero vivre sa vie honteuse de sodomite avec mon pognon et ne rien produire» / «un grand homme ce @JeanLucRomero ? Non, une sangsue, un parasite ! Une grosse merdre ! Une pourriture qui mériterait d’être pendue» / «@JeanLucRomero Et les « cathos friendly » te pissent dessus. Pour ma part j’aimerais t’euthanasier au 9 mm»

«Globalement, cette situation individuelle trouve un écho très fort dans la société française puisque ce déferlement homophobe est un constat très clair dressé par toutes et tous, et ce depuis le débat sur l’ouverture du mariage pour toutes et tous, remarque-t-il également. C’est dans cette optique et parce que le gouvernement doit se positionner sur cette question, qu’il a également décidé de saisir les ministres concernés: Manuel Valls, ministre de l’intérieur, Christiane Taubira, Garde des Sceaux, et Najat Vallaud-Belkacem, ministre du Droit des femmes et porte-parole du gouvernement. Il attend d’eux une parole forte, une parole qui, tout en respectant la liberté d’expression, mettra au premier plan et comme valeurs indépassables, l’égalité et la dignité.»

L’élu (apparenté PS) demande aussi à la société Twitter, dont il rappelle qu’elle prépare son entrée en bourse, de «lutter contre ces dérives qui ne relèvent en rien de la liberté d’expression même au sens le plus libéral du terme – à moins que les insultes et les appels au meurtre en fassent partie?».

Photo Kenji-Baptiste OIKAWA