Les avocat.e.s de Kaitlyn Hunt sont parvenu.e.s à un arrangement avec la justice: la jeune fille a échappé à la menace de 15 ans de prison en ne contestant pas avoir eu une relation avec une mineure, sans pour autant plaider coupable. Elle a ainsi réduit sa peine à quatre mois de prison, suivis de deux ans d’assignation à résidence et de neuf mois de liberté conditionnelle. Elle avait auparavant refusé deux accords avancés par le ministère public, mais la justice a découvert qu’elle avait enfreint les injonctions de ne plus communiquer avec son ex-petite amie. Cette infraction aux termes de sa liberté conditionnelle ont fortement nui à Kaitlyn Hunt qui a perdu beaucoup de soutien quand cela a été découvert. Elle est derrière les barreaux depuis le 20 août.

Les associations LGBT qui la défendent ne cessent toutefois de souligner que si la relation avait concerné un couple hétérosexuel, l’affaire n’aurait pas pris de telles proportions. Le procureur Brian Wolkman assure pour sa part que l’affaire aurait été jugée de la même façon si Kaitlyn avait été un garçon. Si celle-ci respecte les termes de l’accord et n’enfreint plus la loi, l’affaire sera retirée de son casier judiciaire dans dix ans et elle ne figurera pas dans le registre des criminel.le.s de la Floride. Dans un communiqué, les parents de l’autre jeune fille ont expliqué la démarche qui les a poussé.e.s à porter plainte, assurant qu’il ne s’agit pas d’homophobie mais «d’avoir un âge approprié pour une relation et de respecter les règles et les lois de notre société». À lire sur le site de CNN.