Un reportage du site KQED News, basé à San Francisco, qui fait froid dans le dos. Depuis plusieurs années, la spéculation immobilière pousse de plus en plus de gays malades du sida hors de chez eux.

Des appartements qui étaient à loyer contrôlé se retrouvent mis sur le marché et leurs anciens locataires doivent quitter les lieux. Les militants du droit au logement expliquent que les expulsions s’accélèrent, en particulier dans le quartier gay de Castro.

UN TIERS DES SANS ABRI SONT LGBT
Les chiffres officiels indiquent que 29% des sans abri sont des LGBT à San Francisco et que parmi eux, 9,2% expliquent qu’ils sont sans abri à cause d’une expulsion. Nous sommes à un niveau record d’expulsions à San Francisco, alimentée par la spéculation immobilière, explique au site Brian Basinger, le directeur executif de Aids Housing Alliance. Un récent rapport de la ville a montré que les quartiers de Castro et de Bernal Heights avaient le taux le plus fort d’expulsions non justifiées par une faute du locataire. « Ces quartiers sont ceux des gays et des lesbiennes, explique Brian. Nous sommes la communauté la plus lourdement touchée par les expulsions. Il ajoute que les LGBT seniors sont les plus vulnérables.
Le reportage laisse la parole à plusieurs gays qui ont été expulsés de leur appartement, comme Tim, qui dort dans sa voiture depuis huit mois.

Photo Artico2 via Wikimedia Commons