[mise à jour, 21h08] Ajout d’une précision sur la situation en France.

«La personne ne peut pas disposer librement elle-même de son corps», écrit Jean-François Mattéi dans son livre, Où va l’humanité? écrit avec le gynécologue obstétricien Israël Nisand (Liens qui libèrent). Ce matin, sur France Culture, la question a donc été posée: qui fixe ce que la personne a le droit ou non de faire «subir» à son propre corps?

Les exemples de l’avortement et de la prostitution ont été abordés, puis l’interview s’est orientée vers le débat qui a lieu actuellement en Belgique après la mort, par euthanasie, d’un trans’ dont l’opération de changement de sexe avait été ratée. Réagissant sur l’euthanasie et insistant sur le fait qu’un suicide est parfois préférable («personne ne condamne un suicidé»), Jean-François Mattéi poursuit (vers la 18e minute):

«C’est une maladie mentale, en l’occurrence, ce changement de sexe raté, le fait qu’on n’est pas à l’aise dans un corps, ni dans l’un ni dans l’autre…»

Jean-François Mattéi fut ministre de la Santé sous Jacques Chirac, membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Il n’ignore donc sans doute pas qu’en France, depuis 2010, la «transsexualité» n’est plus considérée comme une maladie mentale (lire Trans’: « La déclassification, c’est classe », par Hélène Hazera). En tout cas dans les textes, puisque le décret du 8 février 2010 n’a pas été, à ce jour, suivi d’effets concrets.

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Photo F. Fossati/ Radio France