C’est peu dire que Cocteau a marqué son époque. Des années 20 jusqu’à sa mort en 1963 , il a dominé le milieu de la création en France. Et il fut l’un des premiers à afficher ouvertement son homosexualité et le couple qu’il formait avec Jean Marais était connu de tous.

Artiste touche-à-tout, il aura toujours plusieurs cordes à son arc et le cinéma tout particulièrement. La rétrospective que lui consacre la Cinémathèque française est l’occasion de voir ou de revoir ses œuvres en tant que scénariste, cinéaste ou acteur. Cocteau a en effet écrit ou adapté de nombreux récits pour le grand écran (Les Dames du Bois de Boulogne, L’Éternel Retour), a fait adapter ou adapté lui -même certaines de ses œuvres (Les Enfants terribles, L’Aigle à deux têtes, Les Parents terribles), a signé enfin comme réalisateur plusieurs films bien singuliers (Orphée, La Belle et la Bête, Le Testament d’Orphée). Le 7 octobre, Jean-Marc Lalanne, rédacteur en chef des Inrockuptibles et ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma., animera également une conférence-lecture sur le réalisme poétique du cinéma de Cocteau.

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Rétrospective Jean Cocteau, du 2 octobre au 22 novembre, à la Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.