LA VOIX DE LA SEMAINE
Dernier match de sa carrière le jour du cinquantenaire du discours de Martin Luther King, le 28 août 1963 à Washington («I have a dream»), à l’US Open. James Blake en a profité pour rappeler que la lutte contre les discriminations continue. «J’ai rejoint Athlete Ally parce que je pense que les mêmes droits doivent être donnés à celles et ceux qui ont un style de vie différent de ce que certain.e.s considèrent comme normal», a-t-il expliqué lors de la conférence de presse d’après-match.

LE VERNIS À ONGLES DE LA SEMAINE
À l’approche des Jeux olympiques de Sotchi, le Comité national olympique suédois met en garde ses athlètes contre les décorations manucurées arc-en-ciel qui ne seront plus toléré.e.s sous peine de disqualification.

Aux championnats du monde d’athlétisme à Moscou, Emma Green-Tregaro avait arboré ses ongles en rainbow style en soutien aux LGBT russes.

LA SOUSCRIPTION DE LA SEMAINE
Blake Skjellerup a besoin de fonds pour voyager dans les quatre coupes du monde qualificatives pour les Jeux olympiques de Sotchi (février 2014) dont la dernière aura lieu en novembre… en Russie.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Blake Skjellerup – Sochi 2014 campaign

Beaucoup de gens ont manifestement très envie de voir le patineur néo-zélandais ouvertement gay aller disputer des Jeux où il a annoncé qu’il ne se tairait pas malgré les lois homophobes.

Soutenu par de nombreuses associations, le sportif demandait un minimum de 15000 dollars. Objectif dépassé après seulement 36 heures. On peut toujours contribuer, le financement total s’élève à 33000 euros.

LE COMING-OUT DE LA SEMAINE
Celui de Meleana Shim (photo), milieu de terrain du Portland Thorns FC, qui estime au passage sur Outsports qu’il y a «beaucoup de lesbiennes dans le football». Meleana Shim est volontaire dans des centres LGBT: «Quand je regarde les statistiques sur le suicide des jeunes homos ou sur le harcèlement à l’école, cela m’incite à faire quelque chose».

La joueuse souffrirait-elle du syndrome de la lesbienne invisible? «Les gens pensent qu’elle est hétérosexuelle, raconte Outsports. Avec ses longs cheveux et sa façon de s’habiller, elle n’entre pas dans le stéréotype communément répandu de l’image que se font les gens d’une lesbienne.» Les clichés ont la peau dure. En France, c’est du côté du cinéma que ça coince en ce moment.

LA QUESTION DE LA SEMAINE
Interrogées à l’US Open sur les lois homophobes russes, les joueuses du pays et leur compatriote Dmitry Tursunov ont, pour la plupart, fait preuve d’une grande prudence, arguant comme Maria Kirilenko qu’elles et il ne connaissaient pas le fond de l’affaire. Anastasia Pavlyuchenkova, a, elle, expliqué qu’elle a sa «propre opinion» mais qu’elle ne «[sait] pas si [elle doit] commenter».

On est ici dans un milieu assez concentré sur le sport – pour ne pas dire fermé – d’où s’échappent de temps à autres des prises de position, ainsi celle de James Blake, mercredi.

Svetlana Kuznetsova a déclaré qu’elle avait entendu parler de l’affaire mais qu’elle n’en savait pas assez pour livrer un avis tangible. Comme l’explique cet article de USA Today, la joueuse qui vit à Moscou a une philosophie de «vivre et laisser vivre»: «Vous pouvez être qui vous voulez être du moment que vous êtes heureux/se (…) En Russie, si vous ne soutenez pas Poutine, vous pouvez avoir de gros gros ennuis».

LES CHIFFRES DE LA SEMAINE
Pourquoi Serena Williams domine-t-elle le monde du tennis? Sur le site de l’US Open, des éléments de réponse édifiants avec les statistiques de son service. Pour exemple, les 383 aces réussis en 2013. La dauphine de l’Américaine à ce classement, Maria Sharapova (absente sur blessure à New York), la numéro 3 mondiale, en collectionne 180.

Pour en savoir plus sur le service de Serena Williams, l’auteure de cette chronique vous renvoie à l’excellent (évidemment) Le tennis à tous les coups (placement de produit).

LES DÉFAITES DE LA SEMAINE
Deux dans la même journée pour Martina Hingis, de retour en double et en double mixte aux côtés de Daniela Hantuchova puis Mahesh Bhupathi. En double dames, la Suissesse, ex-numéro 1 mondiale, de retour sur les courts, était opposée aux meilleures mondiales dans la catégorie, Sara Errani et Roberta Vinci.

LE CHAMPIONNAT DE LA SEMAINE
Reprise du championnat de France de football féminin, dimanche 1er septembre, tous les matches à 15 heures. L’intersaison a été marqué par une vague sans précédent de transferts. Le plus grand instigateur est le Paris Saint Germain dont l’actionnaire principal espère remporter la Ligue des champions avec ses deux équipes, masculine et féminine.

Laura Georges et Marie-Laure Delie arrivent de Lyon et Montpellier.  «Je veux me rapprocher de la meilleure équipe: Lyon», indique Farid Benstiti, l’entraîneur parisien.

Les Lyonnaises ne sont donc plus les seules grandes favorites à leur succession: «On ne fera pas 22 victoires», prévient Patrice Lair, l’entraîneur de l’OL, dans un entretien à Eurosport.

Le calendrier des retransmissions des prochains matches tout confondu est sur le site footoféminin.

LE RETOUR DE LA SEMAINE
Megan Rapinoe retrouvera ses collègues de l’Olympique lyonnais à la fin du mois de septembre. C’est Patrice Lair qui le confirme dans le même entretien à Eurosport: «Oui, vers la fin du mois de septembre. On s’est mis d’accord depuis deux mois avant qu’elle parte (…). J’ai souhaité la garder car c’est une joueuse intéressante. Elle n’a pas encore démontré tout son talent avec l’Olympique lyonnais».

L’INTERROGATION DE LA SEMAINE
Posée par le site Foot d’elles: pourquoi les matches de l’automne de l’équipe de France de football féminin ne sont-ils pas retransmis?

LE TITRE DE LA SEMAINE
Celui de championnes d’Europe convoité par les Bleuettes, à 16 heures, ce samedi, contre l’Angleterre. Dans l’équipe de France des moins de 19 heures, les championnes du monde (U17) de 2012. La France a décroché deux fois le titre de championne d’Europe en 2003 et 2010.

LA SÉLECTIONNEUSE DE LA SEMAINE
Valérie Garnier, qui entraîne le champion de France Bourges, succède à Pierre Vincent à la tête de l’équipe de France de basket féminin. L’ancienne internationale était l’adjointe du sélectionneur qui a officié pendant cinq ans auprès de celles que l’on appelle désormais les Braqueuses (notamment vice-championnes olympiques 2012 et vice-championnes d’Europe 2013).
Valérie Garnier est la troisième femme (sur 12 sélectionneurs/euses) à accéder à ce poste. La dernière, Jacqueline Delachet, a officié de 1984 à 1986.

LES MÉDAILLES DE LA SEMAINE
Six médailles pour l’instant pour l’équipe de France aux championnats du monde de judo. La plus brillante est allée à Loïc Pietri, champion du monde dans la catégorie -81 kilos. Teddy Riner, lui, est en course ce samedi pour un sixième titre de champion du monde des plus de 100 kilos, ce qui le placerait encore plus haut dans le firmament des champions de judo.

LA RETRAITE DE LA SEMAINE
Pas de médaille pour finir en beauté. Lucie Décosse a été battue en quarts de finale des championnats du monde de judo, vendredi, avant de perdre son combat pour le bronze. Elle s’en va avec l’un des plus beaux palmarès du judo dans deux catégories différentes (-63 kilos et -70 kilos): un titre olympique en 2012, une médaille d’argent quatre ans plus tôt à Pékin, trois couronnes mondiales et une médaille d’argent, quatre titres de championne d’Europe.

LE STADE DE LA SEMAINE
Inauguration, vendredi soir, du nouveau stade Jean Bouin, écrin du Stade français imaginé par Rudy Ricciotti, fêtée avec la manière par l’équipe résidente, victorieuse de Biarritz 38 à 3. «Le stade Jean-Bouin sera légitimement sexy!» a expliqué l’architecte, également auteur du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée de Marseille (MuCEM).

Photo Hmlarson

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