Si le parquet de Nancy et la police n’ont pas souhaité communiquer à ce sujet, une «source judiciaire» a néanmoins indiqué à l’AFP qu’un militant d’extrême droite a été placé en garde à vue à Nancy hier, jeudi 29 août. Cela fait suite à la plainte contre X déposée par plusieurs associations, dont l’Inter-LGBT, après la publication sur Facebook de visuels incitant à la violence à l’encontre des participant.e.s aux gay prides.

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Pendant son audition, le prévenu âgé d’une vingtaine d’années a préféré garder le silence. Son profil Facebook parlait pour lui puisqu’il y fait l’apologie de Philippe Pétain et de Léon Degrelle, un ponte de l’extrême droite qui défendait l’idéologie nazie. André Rossinot, maire de Nancy (UDI), avait demandé à ce que la page du GUD Nancy soit fermée sans succès.

Dans un communiqué, les associations Équinoxe Nancy Lorraine et Association Nationale Transgenre «se félicitent des premières retombées judiciaires» mais estiment que cette garde à vue «en appelle d’autres» compte tenu des actions perpétrées par le GUD Nancy dans la ville. Les associations et leurs militant.e.s ont déposé quatre autres plaintes après des actes commis par l’organisation d’extrême droite et comptent en déposer une nouvelle après avoir reçu des courriers anonymes contenant des menaces et des intimidations.

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