Arrêté puis relâché après un meeting politique ce dimanche 25 août, Alexei Navalny est un des fers de lance de l’opposition à Vladimir Poutine. Candidat à la mairie de Moscou face à l’édile sortant soutenu par le Kremlin, il s’est prononcé pour la tenue de gay prides dans la capitale russe au micro de la radio Ekho Moskvy, rapporte PinkNews. Il a également dénoncé la loi «anti-propagande gay» qui interdit de parler d’homosexualité de façon positive devant des mineur.e.s.

La motivation de son interpellation serait «une discussion au poste de police sur les violations de la législation en matière de manifestation de masse», indique RFI. Très influent sur les réseaux sociaux, il est parvenu à rassembler entre 5000 et 7000 personnes lors de son dernier meeting, assure sa porte-parole. Le Kremlin voit d’un très mauvais œil ces réunions d’opposition. Vendredi 23 août, Vladimir Poutine a d’ailleurs signé un décret interdisant toute manifestation à Sotchi entre le 7 janvier et le 21 mars 2014, officiellement pour des raisons de sécurité.

Ces mesures n’empêchent pas les critiques extérieures de se poursuivre. À l’occasion du lancement d’un projet pour un monument dédié aux victimes du communisme à Ottawa, le ministre canadien de l’Immigration a critiqué la position de la Russie sur les droits des personnes LGBT: «C’est une honte de voir la Russie isolée sur cette question au moment où elle s’apprête à accueillir le monde. Je pense qu’il est important de continuer à dénoncer ceux qui en Russie ont pris la mauvaise décision. Nous continuerons à le faire.»

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