Le tribunal de Tarbes a condamné hier, jeudi 22 août, un homme de 21 ans à 105 heures de travaux d’intérêt général et 1400 euros d’amende pour avoir agressé et roué de coups un gay nommé Maxime en pleine rue. «Je l’ai traité de PD, mais je ne savais pas qu’il était homosexuel», s’est maladroitement défendu l’agresseur lors du procès. «C’est bien dans sa nature et sa personne qu’il a été agressé. Vivre tel que l’on est deviendrait-il donc un danger?», a rétorqué l’avocat de Maxime, tandis que celui de la défense concédait «la difficulté [de l’agresseur] à concevoir l’homosexualité».

S’il n’a pas pris la parole pendant l’audience, Maxime avait toutefois décrit l’agression dans la presse locale.

«Il s’est jeté sur moi et m’a plaqué au sol. Ma tête a heurté le béton… et je n’ai plus rien compris.» Alors que les deux hommes ne se connaissent absolument pas, Maxime subit une rafale de coups de pied et de coups de poing. Son premier réflexe est de protéger son visage et, avec une sauvagerie ciblée, son agresseur s’acharne sur ses flancs et son thorax. «J’entendais de nombreuses voix l’encourager. Il devait y avoir une dizaine d’autres personnes qui hurlaient: « Vas-y, tue-le, bute le ce pédé ». J’ai pensé que si je me relevais et essayais de riposter, c’en était fini pour moi». Profondément choquée et impuissante, l’amie de Maxime hurle à l’aide et, malgré de nombreux témoins, aucun ne vient à leur secours… Au bout de très longues minutes durant lesquelles Maxime continue à se faire frapper, deux personnes osent tout de même intervenir et mettent fin au cauchemar du jeune Tarbais.

Lire sur La Semaine des Pyrénées le témoignage de Maxime et le compte-rendu de l’audience.