Libération a publié hier son dossier «L’été de tous les mariés», consacré aux premiers mariages des couples gays et lesbiens célébrés depuis le passage de la loi Taubira en mai. Au programme, l’édito de François Sergent en forme d’hommage aux «jeunes marié.e.s», quelques chiffres, mais aussi cinq témoignages de couples ayant sauté le pas. Beaucoup d’émotions donc, mais surtout une grande satisfaction, celle de voir que cette avancée sociale est une victoire sur l’homophobie et que les générations futures des gays, des lesbiennes et des bi.e.s pourront vivre plus sereinement leur orientation sexuelle, en sachant que leur couple, marié ou non, aura la même valeur que celui des hétérosexuel.le.s.

L’enquête montre qu’il y aurait eu environ 400 mariages célébrés depuis l’adoption de la loi, mais déjà 700 sont prévus pour l’automne. Paris remporte évidemment la première place sur le podium des villes ayant célébré le plus de mariages, suivie de Toulouse, Lyon, Rennes et Montpellier. 400 mariages, cela peut sembler peu, en comparaison avec le raz-de-marée attendu. Mais comme après l’obtention du pacs, les mairies n’ont pas forcément été prises d’assaut: «Il y a encore six mois, les homos ne savaient pas avec certitude si la loi serait bouclée avant l’été, justifie le sociologue Wilfried Rault. Or les gens, c’est du moins ce que l’on observe lors des mariages hétéros, aiment avoir le temps de préparer cette célébration. Nous y verrons plus clair dans un an, et plus encore sur le long terme.»

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