C’est Jussi Saramo, l’un des conseillers du ministère de la Culture et des Sports, qui a posté la photo sur Facebook. On y voit le ministre Paavo Arhinmäki un rainbow flag à la main. Selon la légende indiquée par Jussi Saramo, il montre ainsi son approbation à la Suédoise Emma Green-Tregaro et ses ongles arc-en-ciel.

Pourtant, à en croire Vitaly Mutko, lors d’un conférence de presse ce dimanche, la polémique sur la législation russe serait une invention des médias. «La loi n’interdit pas les relations sexuelles non-traditionnelles, a-t-il rappelé – effectivement, elle n’interdit que d’en parler de façon positive devant des mineur.e.s. (…) Nous voulons protéger la jeune génération, dont l’esprit n’est pas encore formé. Nous voulons les protéger de l’alcoolisme, des drogues et des relations sexuelles non-traditionnelles. Nous voulons qu’ils grandissent et quand ils seront adultes ils définiront ce qu’ils veulent.»

«Le Comité international olympique sait que le sport est un droit humain et doit être accessible à tous, sans condition d’origine, de genre ou d’orientation sexuelle, a pour sa part déclaré au Tagesspiegel Jacques Rogge le président du CIO. (…) Le CIO continuera de travailler afin de garantir que les Jeux se tiendront sans discrimination. Nous nous opposerions, de toutes nos forces, à tout mouvement qui mettrait ce principe en péril.»

Quelle sera l’attitude du CIO si un.e athlète manifeste son soutien aux LGBT russes lors des Jeux de Sotchi, en février prochain? Selon Jacques Rogge, la disposition de la Charte olympique qui interdit toute manifestation politique a pour objectif de protéger les athlètes, afin qu’ils et elles ne se sentent pas obligé.e.s de prendre position. Mais, comme l’a déjà indiqué le CIO, l’interprétation de cette règle est à faire au cas par cas. «Le sport et la politique sont intimement liés», précise le président du CIO, avant d’expliquer: «Ce que nous ne voulons pas, c’est que le sport soit détourné par des politiques à leurs propres fins.»

Photo Jussi Saramo via Facebook