Le 14 janvier dernier, Vicco, dans la région minière des Appalaches, dans le Kentucky, est devenue la plus petite ville des États-Unis (un peu plus de 300 habitant.e.s) à interdire les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

Le fait que Johnny Cummings, le maire de Vicco, soit lui-même ouvertement gay n’est pas étranger à cette situation. Il est à l’origine du texte, qui a été adopté par le conseil municipal par 3 voix à 1.

Il y a quelques jours, l’émission satirique américaine The Colbert Report a consacré un reportage à la ville de Vicco, dans sa série (à prendre au 48e degré) «People Who Are Destroying America» («les gens qui détruisent l’Amérique».

Où l’on apprend, de la bouche des habitant.e.s de la ville, que Johnny Cummings est le meilleur maire que la ville ait jamais eu: il a fait construire un nouveau pont, une centre pour les familles, un parc, un terrain de jeux pour les enfants… Et la plupart des habitant.e.s de Vicco soutiennent l’ordonnance contre les discriminations. À l’exception du pasteur Truman Hurt, qui n’a rien contre les homos mais estime que l’on devrait avoir le droit de leur refuser un logement, un emploi ou de les servir.

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Dans le reportage ci-dessous, réalisé par une chaine de télévision locale en février dernier, Johnny Cummings explique que, même si tout le monde n’est pas favorable à l’ordonnance, le fait que le sujet puisse être abordé et discuté de façon civile (sans cris, sans larmes, sans «Manif pour tous») est encourageant:

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