C’est la quatrième association à s’être tournée vers le Conseil d’État pour demander l’annulation de la loi du 17 mai ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. L’Union des Familles en Europe a en effet déposé le 2 août un recours. Elle fait partie des associations ayant rejoint la bannière de la «Manif pour tous».

L’Union des Familles en Europe (UFE) a demandé l’annulation pour «excès de pouvoir de la loi». D’autres requêtes visant elles aussi la loi avaient déjà été déposées auparavant. L’Union départementale des associations familiales des Hauts-de-Seine (UDAF 92) avait fait de même, ainsi que la Confédération nationale des associations familiales catholiques, le 29 juillet. Les délégations départementales de l’UNAF se sont déjà fait remarquer à plusieurs reprises dans leur opposition à la reconnaissance des familles homoparentales, en refusant l’adhésion de l’Association des familles homoparentales (ADFH), mais aussi en chahutant la ministre de la Famille Dominique Bertinotti lorsqu’elle avait évoqué il y a un an l’homoparentalité. Enfin Franck Meyer, le maire de Seine-Maritime, porte-parole du Collectif des maires pour l’enfance, avait déposé début juillet un recours demandant l’annulation de la circulaire du ministre de l’intérieur relative aux sanctions encourues par les officiers d’état civil refusant de marier les couples de même sexe.

L’UFE réclame l’annulation du décret d’application du 24 mai 2013, ainsi que celles de l’arrêté sur la modification du livret de famille et de la circulaire du 29 mai du ministère de la Justice. Dans le cas où elle serait déboutée, l’UFE se dit prête à aller jusqu’à saisir le Comité des droits de l’Homme de l’Onu. En effet, elle estime, que selon le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par la France en 1981, le mariage est reconnu comme l’union d’un homme et d’une femme.

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