C’est par un rappel au règlement de David Assouline que s’est ouverte hier après-midi la séance des débats autour du projet de loi visant à ouvrir le mariage et l’adoption pour tous.

« NOYÉS SOUS LES MESSAGES D’AGRESSION»
Pour le sénateur de Paris, les récentes manifestations d’homophobie hors de l’hémicycle empêchent les discussions de se passer dans de bonnes conditions: «Une manifestation s’est déroulée devant le domicile de Mme Jouanno, un local du PS a été saccagé, le siège du « Printemps des Assoces » de l’Inter-LGBT a été saccagé, et les mots d’ordre étaient ceux de la manifestation contre le mariage pour tous, le rapporteur de l’Assemblée nationale Erwann Binet est empêché de s’exprimer, nous sommes noyés sous les messages d’agression.»

«IL FAUT EN FINIR»
Le sénateur explique que les injonctions à se prononcer contre cette loi ont laissé la place à des menaces beaucoup plus inquiétantes: «Une chose est de recevoir des mails nous enjoignant de ne pas voter ceci ou cela. « Crève », ai-je trouvé sur mon compte Facebook.» David Assouline demande sans détours que ces actions d’intimidation à l’encontre des élu-e-s doivent à tout prix cesser: «J’appelle chacun à la vigilance: attention à ne pas délégitimer le Parlement, comme cela a été fait pour la motion référendaire, insiste-t-il en référence à l’obstruction menée par les sénateurs-trices UMP dès le deuxième jour des débats. Ceux qui manifestent s’en trouveraient confortés dans leur action. Il faut en finir, c’est indispensable dans le contexte actuel.»

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