Il n’y a pas que les homos et les bis qui ont un gaydar (vous savez, ce truc en plus qui fait que nous nous reconnaissons mutuellement), Christine Boutin aussi semble en être dotée. La preuve, elle a tout de suite vu que Julia et Auriane, les 2 protagonistes du «baiser de Marseille» n’étaient pas lesbiennes.

«ÇA SE VOYAIT»
«Personnellement, en voyant cette photo, je me suis dit que ce n’est pas des homosexuelles, ce n’est pas des lesbiennes. Ça se voyait», a-t-elle affirmé sur Sud Radio, dimanche, lors du Brunch Médias de Louis Morin. Sans doute parce que les lesbiennes féminines, c’est un mythe.

Las, même si ce n’était pas un baiser entre lesbiennes (bah oui, elle avait raison), la photo prise par le photographe de l’AFP Gérard Julien «a choqué beaucoup de Français», estime Christine Boutin, qui a fondé Alliance Vita et continue de soutenir ses actions. Et s’il n’y a pas de référendum, il y aura des violences, dit-elle… Parce que les Français-es sont attaché-e-s au suffrage universel.

Christine Boutin assure aussi que si 2 hommes ou 2 femmes veulent se marier, cela ne la gêne pas, mais dans le Code civil, «il n’est jamais question d’amour». «C’est le mariage religieux qui, lui, fait allusion à l’amour.» Ami-e-s hétéros qui vous mariez en mairie par amour, vous faites fausse route, sachez-le.

«RECONNAISSANCE»
Finalement, on retiendra surtout la première question: en a-t-elle assez d’être invitée sur les les plateaux télé et à la radio pour parler du mariage? Nous oui, bien sûr, mais pas elle: «C’est un sentiment mélangé, c’est aussi une forme de reconnaissance du travail que j’ai pu faire depuis tant d’années. Oui, je le prends plutôt comme une forme de reconnaissance.» Dans la mesure où c’est ce qui lui permet d’exister politiquement, Christine Boutin aurait tort de se plaindre, en effet.

Via Frequence ESJ

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