Coordinateur du mouvement des Kiss-in contre l’homophobie, Arthur Vauthier revient pour Yagg sur les raisons qui ont amené le collectif à organiser une manifestation sur le parvis de l’Hôtel de Ville, à Paris, le 15 novembre, à 19h.

Pensez-vous qu’un kiss-in est une action efficace pour faire avancer l’égalité des droits? C’est avant tout une action complémentaire d’autres actions ou de manifestations. On ne veut pas court-circuiter des initiatives comme celles que pourraient prendre l’Inter-LGBT. Mais on propose quelque chose d’un peu différent. Ce n’est pas une action revendicative et on peut mobiliser d’autres personnes que celles que l’on voit à la gay pride, par exemple.

Le mouvement des anti-mariage et adoption a frappé un grand coup en ciblant 75 villes. Comptez-vous mettre en place une réponse de la même ampleur? Pour le moment, non. Leur mouvement a beaucoup buzzé grâce à son ridicule. Je n’ai rien contre les manifestations de cette association [Alliance Vita, ndlr] mais elles sont particulièrement grotesques et c’est grâce à cela qu’ils ont réussi à faire parler d’eux.

Votre initiative est une amplification du baiser de Marseille? Nos kiss-in avaient déjà bien marché en 2009 et en 2010.

Dans le contexte actuel, on ne veut pas laisser le monopole de la prise de parole sur la voie publique aux anti-mariage et adoption.

Eux avaient des banderoles, des slogans. À l’inverse, vous refusez toute revendication ou bannière. Pourquoi? Un baiser, c’est déjà un symbole très fort parce ça se passe dans l’espace public. Il y aura des caméras et des appareils photos qui relaieront l’image au-delà de l’instant T. Et si des gens se posent des questions, on sera là pour répondre à leurs interrogations.

Toutes les informations (dates, lieux, etc.) sur les kiss-in sont sur le blog Kiss-in contre l’homophobie.

À lire (ou relire): l’interview de Félix Pellefigues, l’un des organisateurs du mouvement des kiss-in en France

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