david-kato Rolling StoneGiles Muhame (photo), rédacteur en chef de Rolling Stone, un tabloïd ougandais, a déclaré cette semaine qu’avoir appelé à la pendaison des gays était une erreur, selon GayStarNews. Mais Giles Muhame ne s’est pas excusé pour cette une qui a causé tant de souffrances aux homosexuels de ce pays d’Afrique de l’Est.

«PENDEZ-LES!»
En 2010, le tabloïd ougandais Rolling Stone publie une liste de 100 gays avec ce sur-titre: «Pendez-les!» Cette dénonciation a provoqué des campagnes de haine alimentées par le pouvoir. Un enchaînement vicieux s’est alors déclenché. D’autres journaux, ne voulant pas être en reste, se lance aussi dans les dénonciations de personnes LGBT.

David Bahati, un jeune député du parti au pouvoir, le Mouvement national de résistance, dépose une proposition de loi qui aggraverait considérablement la situation des homos, puisque la peine de mort peut leur être infligés. Certains activistes choisissent l’exil (voir la vidéo de Yagg sur le témoignage de Brenda, aujourd’hui réfugiée en France). David Kato, la figure la plus connue du mouvement LGBT, est tué à son domicile en janvier 2011, provoquant une vague de réactions, jusqu’à la Maison Blanche.

L’UNIVERSITÉ N’ÉTAIT PAS AU COURANT
Invité à parler devant des étudiants de l’Université Victoria, Giles Muhame, aurait expliqué que sa décision de publier cette liste était une erreur, mais il ne s’est pas formellement excusé. Des militants LGBT ont dénoncé cette attitude et ont été choqués par cette invitation. L’un des responsables de l’Université a déclaré qu’il regrettait cette invitation et qu’il l’aurait su, il n’aurait jamais donné son accord.

Rolling Stone, qui avait été condamné à verser des indemnités aux militants LGBT qu’il avait dénoncés, a aujourd’hui cessé de paraître.

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