Partant de la grève de la faim de «l’électron libre de la cause gay», le magazine Les Inrocks dresse un portrait du président du comité Idaho intitulé «Louis-Georges Tin en pleine grève de la faim: un lobbyiste gay (trop?) radical», en ligne depuis le 6 juillet. Depuis le 25 juin, lui et deux autres militants Alexandre Marcel et Usaam Mukwaya ont décidé de protester contre «l’inaction honteuse» du gouvernement français et les promesses non tenues de François Hollande.

L’article des Inrocks revient notamment sur le peu de couverture médiatique dont se plaignent les trois militants en grève de la faim: «J’ai appelé l’AFP, ils m’ont expliqué qu’ils attendaient toujours 7 jours avant de publier leurs dépêches sur les grèves de la faim. Ça fait 12 jours, toujours pas de dépêche…» raconte Louis-George Tin. Le comité Idaho a fait parvenir aujourd’hui même un communiqué de presse pour faire part de la détermination des trois militants: «[Ils] sont évidemment affaiblis, amaigris, ressentent de plus en plus de douleurs de toutes sortes, mais continuent leur action».

Le comité Idaho voit comme une trahison la position du Quai d’Orsay sur la question de la résolution pour la dépénalisation de l’homosexualité qui doit être présentée à l’Onu. Pour le comité Idaho, il y a urgence et la France doit s’emparer au plus vite de cette question en collaboration avec les États-Unis, avant l’élection présidentielle en novembre prochain. Pour le ministère des Affaires étrangères et bon nombre d’associations LGBT, l’Afrique du Sud doit rester porteuse de ce dossier (lire aussi Les associations LGBT reçues au Quai d’Orsay sur les questions de droits humains). L’en dessaisir provoquerait «un choc des civilisations» affirme l’ambassadeur des Droits de l’Homme, François Zimeray, interviewé par les Inrocks. Les deux parties semblent aujourd’hui fermement camper sur leurs positions: jusqu’où ira le bras de fer?

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