Lundi 2 juillet, GayLib, mouvement associé à l’UMP, publiait une lettre ouverte à Jean-François Copé, secrétaire général du parti.

«C’est avec stupéfaction que GayLib a pris connaissance de votre position résolument opposée à l’égalité des droits pour les couples homosexuels vis-à-vis du mariage au lendemain de la Marche des Fiertés (lire Jean-François Copé est opposé à l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, ndlr), écrit Emmanuel Blanc, le président du mouvement. Jusqu’à présent l’UMP s’était abritée derrière la campagne de Nicolas Sarkozy et avait pris soin de ne pas s’engager sur un sujet qui, s’il fait de plus en plus consensus dans la société française, divise encore notre parti.

«Vous-même nous donniez l’assurance qu’à titre personnel vous étiez favorable à une évolution de la législation en ce sens, mais que vous ne pouviez pas vous substituer aux choix du candidat Sarkozy, position que nous comprenions et respections.

«(…) François Fillon a, lors de la campagne présidentielle, eu des mots extrêmement durs et sectaires à l’encontre des homosexuels. Si maintenant, même vous, Monsieur le secrétaire général, vous mettez dans une telle posture, je vous pose la question très solennellement: les homosexuels sont-ils encore les bienvenus à l’UMP?»

«FORMULE EXCESSIVE»
Invité d’Europe 1 Soir (vidéo ci-dessous, à partir de 11’20), Jean-François Copé a répondu à quelques questions d’auditeurs/trices. La 1ère portait sur le «mariage gay» (au passage, il faudrait vraiment que les journalistes cessent d’utiliser cette expression, ça devient ridicule), la suivante reprenait celle de GayLib: les homosexuels sont-ils les bienvenus à l’UMP? «Je suis un peu étonné que vos auditeurs n’aient à me poser que ces questions-là, commence Jean-François Copé, mais puisque c’est le choix que vous avez décidé de faire… Je ne vois pas bien cette question, parce qu’en réalité tous les Français sont bienvenus à l’UMP, je ne crois pas que cela ait aucun rapport avec leur orientation sexuelle. Chacun sait le combat déterminé qui est le mien et celui de mes amis contre toute forme d’homophobie. Votre auditeur sait par exemple la décision que j’ai prise à propos de l’un des nôtres qui avait tenu des propos qui sur ce point étaient très choquants. Je trouve cette formule un peu excessive. Elle ne correspond pas à ma réalité de ce qu’est notre famille politique.»

La «décision» dont parle Jean-François Copé est bien le refus d’investir Christian Vanneste aux dernières élections législatives, et non son exclusion du parti, qui n’a jamais eu lieu (lire notre article Christian Vanneste n’aura donc jamais été exclu de l’UMP).

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez sur Copé «déçu» par le discours d’Ayrault