Smash débarque ce soir sur TF1 à 20h50, pour trois épisodes. La série, produite par Steven Spielberg, décrit les coulisses de la création d’une comédie musicale sur Marylin Monroe à Broadway. On y suit Tom, le compositeur (Christian Borle) et Julia (Debra Messing, alias Grace de Will & Grace), les deux prétendantes pour le rôle de Marlyn, la blonde Ivy (Megan Hilty) et la brune Karen (Katherine McPhee, ex-finaliste d’American Idol), le metteur en scène et la productrice, incarnée par Anjelica Houston au casting.

MAGIE DE BROADWAY
La série a beaucoup été comparée à Glee à des débuts, à tort… du moins dans sa première partie. Parce que la série est un cas extrême d’effondrement sur soi au bout de quelques épisodes. Les débuts de la série sont pourtant très réussis, grâce notamment aux électrisantes scènes de répétitions en studio. Smash parvient alors à transmettre un bout de la magie de Broadway, aidée en cela par les chansons brillantes de Marc Shaiman et Scott Wittman, à qui l’on doit celles de Hairspray. La série se la joue modeste, les chansons, contrairement à Glee, ne sont pas (trop) surproduites et le tout est mené avec brio.

LA MACHINE S’ENRAYE
Au bout de quelques épisodes (il y en a 15 au total), la machine s’enraye. La comédie musicale passe progressivement au second plan, au profit de la vie personnelle des personnages de la série. Et soudain, c’est le drame. Julia, Tom et les autres se retrouvent littéralement noyé-e-s sous un déluge de bons sentiments inédits depuis Joséphine Ange Gardien, de nouveaux personnages ridicules (mention spéciale à celui d’Uma Thurman) et de morceaux FM américains sans rapport avec quelque choucroute  que ce soit. Même les intrigues a priori intéressantes, comme celle de la relation entre Tom et un danseur, finissent par être gâchées. Seuls Christian Borle, ouvertement gay à la ville comme à l’écran, et Debra Messing parviennent à sortir relativement indemnes du naufrage. Le fiasco est tel que, fait rarissime, la série est prolongée pour une deuxième saison, mais la showrunner (sorte de responsable général de la série) est virée.

Pour ne pas conclure sur une note trop négative, Smash se regarde pour ses scènes consacrées à la comédie musicale sur Marylin, son esprit totalement post-gay, et la performance de quelques comédien-ne-s. En attendant une deuxième saison, qui, on l’espère, redressera la barre.

La bande-annonce (en anglais):

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