L’Inde et son plus de 1,2 milliard d’habitants produit le premier cinéma au monde et les studios sont surtout concentrés à Mumbay (anciennement Bombay) d’où le surnom de Bollywood. Le grand mérite de Looking for gay Bollywood, diffusé ce soir à 22 heures sur PinkTV est de nous faire découvrir tout un pan peu connu de ce cinéma indien.

S’inspirant du livre et du documentaire The Celluloid Closet, qui montrait comment le cinéma hollywoodien avait traité de l’homosexualité depuis ses origines, le réalisateur Nasha Gagnebin (photo) nous montre, extraits à l’appui, comment le cinéma indien s’empare discrètement de ce sujet depuis quelques années. L’homosexuel, souvent utilisé pour faire rire, est l’objet de nombreuses caricatures dans le cinéma grand public. L’homosexualité est encore très mal acceptée en Inde et ce n’est que depuis 2009 que les premières lois pour la dépénalisation ont vu le jour.

UN CINÉMA INDÉPENDANT PLUS AUDACIEUX
Mais le cinéma indépendant est plus audacieux. Le réalisateur part ainsi à la rencontre de réalisateurs, d’acteurs et de scénaristes qui tous évoquent leur combat afin de rendre plus visible l’homosexualité. C’est la partie la plus intéressante et la plus touchante de ce documentaire, où l’on voit comment certains s’engagent avec courage. Certaines couches de la population commencent à se passionner pour ce cinéma indépendant et audacieux, qui font même des cartons dans la vente en vidéo.

Looking for gay Bollywood
a été réalisé avec peu de moyens et cela se voit: à quoi servent les trois minutes d’images carte postale de Mumbay à la fin du film? On peut regretter que les aides apportées par le CNC à ce type de documentaires ne soient pas plus conséquentes.

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