Une loi interdisant toute activité ou manifestation pro-LGBT dans l’espace public est en ce moment même discutée en seconde lecture par le Parlement de Saint-Pétersbourg. Cette même loi avait failli passer en novembre dernier, mais sous la pression internationale, le vote avait été reporté. Des lois similaires existent déjà dans les régions de Ryazan (depuis 2006) et d’Arkhangelsk (depuis 2011).

«Si elle passe, cette mesure éliminera presque tous les événements publics menés par les LGBT et leurs organisations, ainsi que leur portée dans les médias et sur internet, et restreindra sévèrement la publication de tout ce qui concerne les droits des LGBT ou propose de l’aide ou des informations», s’inquiètent les associations russes. Tandis que les militant-e-s se mobilisent sur place, AllOut.org a relancé sa pétition et encourage celles et ceux qui veulent apporter leur soutien aux LGBT de Saint-Pétersbourg à appeler le ministère des Affaires étrangères de leur pays pour alerter les politiques.

[mise à jour, 11h50] Selon l’association Vychod (Coming out), le texte a été adopté par 30 voix contre 6. Cinq personnes ont été arrêtées pour avoir manifesté devant le Parlement.

[mise à jour, 12h07] Un tribunal d’Arkhangelsk a condamné 3 militants russes (Nikolai Alekseev, Alexey Kiselev et Kirill Nepomnyashiy) à des amendes de 2000 roubles chacun (environ 50 euros) pour avoir manifesté le mois dernier contre la loi contre la «propagande homosexuelle», semblable à celle de Saint-Pétersbourg, rapporte GayRussia.ru.

Merci à Ruelle pour les précisions.

Photo Yury Gavrikov (manifestation du 16 novembre 2011)