C’est le chiffre qui frappe. En 2010, dans la région Ile-de-France, il y a eu 80 fois plus de contaminations chez les gays que chez les hétérosexuels. L’épidémie reste donc très active parmi les homosexuels masculins.

C’est ce qu’on voulu souligner les orateurs lors de la présentation des chiffres annuels de l’épidémie, au ministère de la Santé, mardi 29 novembre. Mais ni le ministre de la Santé Xavier Bertrand, ni la secrétaire d’État Nora Berra n’avaient jugé bon de se présenter devant la presse. Jean-Yves Grall, le directeur général de la Santé, était présent ainsi que Than Le Luong, directrice générale de l’Institut de prévention et d’éducation pour la santé, et Caroline Semaille, de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Dans l’interview qu’elle a accordée à Yagg, Caroline Semaille explique que l’incidence du VIH, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas par an dans une population donnée, est toujours élevée chez les homosexuels masculins en Ile-de-France et a été mesurée à 1,6%. Cela signifie qu’en 2010, plus d’un gay sur cent a été contaminé par le VIH. L’Ile-de-France est devant le reste de la métropole et devant les départements français d’Amérique.

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