«Une première victoire!», selon l’activiste russe Polina Savchenko (photo). En effet, le deuxième vote par le Parlement de Saint-Pétersbourg d’un texte interdisant de parler de façon positive de la sodomie, du lesbianisme, de la prostitution et de la pédophilie (déjà adopté en première lecture) qui devait avoir lieu le 23 novembre dernier a été reporté au 30 novembre. La pression locale et internationale (lire: Saint-Pétersbourg: Des manifestations et des pétitions contre la loi homophobe) semble avoir commencé à porter ses fruits.

ÉTATS-UNIS «TRES PRÉOCCUPÉS»
Fait important, mercredi dernier, les États-Unis ont vivement protesté contre ce projet de loi par la voix du département d’État, se disant «très préoccupés». Selon ce dernier, cité par l’AFP, ce projet «restreindrait fortement les libertés d’expression et d’assemblée pour les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres, et en fait pour tous les Russes […]. Les droits des homosexuels sont des droits de l’homme, et les droits de l’homme sont les droits des homosexuels». Et de conclure: «Nous avons demandé aux responsables russes de protéger ces libertés, et de favoriser un environnement propice au respect des droits de tous les citoyens».

En France, dans un communiqué publié le 24 novembre, le Parti communiste «s’indigne face au recul des droits humains fondamentaux en Russie» et appelle «la communauté internationale à s’indigner aux côtés des LGBTI russes et demander aux autorités du pays de stopper leur projet législatif».

La mobilisation doit donc s’intensifier, à moins d’une semaine du deuxième vote (trois lectures du texte sont prévues en tout), comme l’indique la pétition lancée par AllOut (plus de 220000 signatures à l’heure où nous écrivons ses lignes), accompagnée d’une vidéo de Polina Savchenko:

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur A Message From Polina in St Petersburg – AllOut.org

Voir aussi la pétition de Change.org.