La France et ses partenaires européens répondent-ils de façon adéquate à celles et ceux qui fuient l’homophobie dans leur pays? Chaque année, ils seraient entre 8000 et 10000  lesbiennes, gays, bi, trans’ et intersexes (LGBTI) à fuir leur pays pour se mettre sous la protection de pays membres de l’Union européenne, indiquait à la rentrée une étude publiée par l’Université libre d’Amsterdam et le COC, la principale association LGBTI des Pays-Bas (lire Demandeurs d’asile LGBTI: «Fleeing Homophobia», le rapport choc).

Au-delà de l’étude, des recommandations ont été faites aux États, et en France, un état des lieux a été dressé, coordonné par l’Ardhis, qui fait le point sur les pratiques de l’Ofpra et de la Cour nationale du droit d’asile ainsui que sur les réalités de la prise en charge et de l’accueil.

Ainsi, en France, selon des sources officieuses citées par l’Ardhis, «environ 150 personnes ont sollicité l’asile en 2010 sur le fondement de craintes de persécution liées à leur orientation sexuelle. (…) Le nombre de demandeurs d’asile dont le motif est fondé sur l’orientation sexuelle a augmenté ces dernières années, particulièrement concernant ceux originaires du continent africain». Les gays représenteraient 90% de ces cas, les lesbiennes 10%, l’Ardhis n’ayant pas connaissance de cas liés directement à la transidentité ni à la bisexualité.

Une conférence itinérante, présentant et explicitant le rapport, s’est tenue à Amsterdam les 5 et 6 septembre, avant de faire le tour des pays européens. Elle s’arrêtera à Paris vendredi 25 novembre, de 9h à 18h, à l’Hôtel de Ville. Inscription obligatoire sur le site de la conférence, clôture des inscriptions ce soir. Programme.