Avec près de 4 ans de recul, le premier inhibiteur d’intégrase contre le VIH, Isentress, tient plutôt bien la route. Il fait même mieux qu’un médicament très prescrit en France, Sustiva, en terme de baisse de charge virale et de remontée des CD4, les cellules de défense immunitaire.

RÉSULTATS DE L’ÉTUDE STARTMRK
Présentés à Belgrade en octobre dernier, lors de l’European Aids Clinical Society, les résultats de l’étude du laboratoire MSD STARTMRK montrent qu’après 192 semaines de traitement, le pourcentage de patients maintenant une charge virale indétectable (moins de 50 copies) s’élevait à 76,2% avec Isentress contre 67% avec Sustiva. L’augmentation moyenne du taux de lymphocytes CD4 par rapport au début de l’étude était de 361 cellules/mm3 avec Isentress contre 301 cellules/mm3 avec Sustiva.

Les deux médicaments comparés étaient associés à Truvada du laboratoire Gilead. Le laboratoire BMS, qui commercialise Sustiva, détient cependant un avantage puisque grâce à un accord avec Gilead, il peut proposer son antirétroviral en combinaison avec Truvada en un seul comprimé, à prendre une fois par jour (Atripla). Du côté de Merck, on souligne que le taux global d’effets secondaires s’élevait à 50,2% avec Isentress et à 80,1% avec Sustiva.

La bonne nouvelle cependant, c’est que la panoplie anti-VIH, qui s’est considérablement étoffée ces dernières années, est constituée de médicaments de plus en plus efficaces.

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