Avant de lancer, en janvier prochain, Ipergay, le premier essai de prévention pré-exposition, l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) met en ligne une vidéo de témoignages de gays sur la prévention et propose de répondre à un sondage en ligne. Sur le site de l’essai, des questions sont posées aux internautes pour leur permettre de témoigner sur la prévention, leurs besoins et leurs attentes. N’hésitez pas à donner votre avis!

IPERGAY, OÙ EN EST-ON?
Dans son communiqué de presse du 9 novembre, l’ANRS, qui pilote Ipergay, précise que l’essai de traitement pré-exposition va démarrer en janvier 2012. Cet essai a pour objectif de déterminer si un traitement antirétroviral pris au moment des relations sexuelles, et associé à une stratégie globale et renforcée de prévention, peut réduire le risque d’être infecté par le VIH chez des gays et des HSH séronégatifs.

TRAITER POUR PRÉVENIR, UNE PRIORITÉ DE LA RECHERCHE
Trente ans après le début de l’épidémie, les gays restent le groupe le plus touché par le sida et les taux d’infection y demeurent élevés. En 2008, 3320 nouvelles contaminations ont eu lieu chez les gays et les HSH, soit 48% des nouvelles infections par le VIH.

Traiter pour prévenir est devenu une priorité de la recherche dans le monde entier. On donne un traitement à la femme enceinte pour empêcher la transmission du VIH à son bébé. Ces dernières années, des essais ont démontré que le traitement des séropositifs dans les couples sérodifférents diminuait considérablement, voire annulait, les risques de transmission aux partenaires séronégatifs.

DES OUTILS COMPLÉMENTAIRES DE PRÉVENTION
Développer des outils complémentaires de prévention, c’est permettre de réduire les risques sur un plan individuel et collectif. En France, ce sont les gays qui paient encore le plus lourd tribut au virus et c’est parmi eux que les contaminations continuent d’augmenter. Avec Ipergay, c’est une possibilité supplémentaire de se protéger qui est testée.

Mais les résultats ne sont pas pour demain. L’étude va durer plusieurs mois dans sa phase pilote, qui aura lieu à Paris, Lyon et Montréal et qui concernera 300 volontaires (sur 1900 pour la totalité de l’essai). Plus de quinze associations LGBT et de lutte contre le sida représentent les intérêts des participants à l’essai ANRS Ipergay. Preuve que cet essai intéresse et passionne.

QUI PEUT PARTICIPER À IPERGAY?
L’essai ANRS Ipergay s’adressera «à des hommes et à des personnes trans’ séronégatifs pour le VIH ayant des relations anales avec des hommes sans utilisation systématique d’un préservatif, avec au moins deux partenaires sexuels différents dans les six mois précédant leur participation à l’essai», précise le communiqué. L’essai s’étalera pour les volontaires sur une durée minimale de 12 mois et maximale de 48 mois.

Le site d’informations ipergay.fr s’est beaucoup étoffé ces dernière semaines et vous pourrez trouver les réponses à toutes les questions que vous vous posez sur l’essai.