«Bien que plus d’une trentaine de “cliniques d’ex-gays” aient été fermées cette année, des centaines sont encore en activité», indique la pétition lancée par la Fundación Causana et une coalition d’associations LGBT pour obtenir du ministre de la Santé équatorien David Chirboga Allnut pour qu’il ordonne une enquête et fasse fermer immédiatement les quelque 200 centres de réhabilitation encore ouverts, où la torture et les mauvais traitements sont courants pour remettre les personnes LGBT, et en particulier les lesbiennes, sur le droit chemin. Une autre pétition, adressée au président Rafael Correa, a également été mise en ligne par AllOut.org.

C’est notamment le témoignage de Paola Ziritti, la première femme à avoir accepté de porter plainte contre la clinique où elle était «traitée», qui a permis de lever le voile sur ces activités. Ce premier témoignage en a entraîné d’autres. «Depuis 10 ans, nous avons été au courant de 30 cas de lesbiennes. Mais il existe 207 cliniques de ce type et nous avons réussi à en faire fermer seulement 27 après le témoignage de Paola», explique Tatiana Velasquez de l’organisation lesbienne Taller de Comunicación Mujer, citée par Têtu.com.

«Le gouvernement équatorien doit cesser de fermer les yeux et prendre conscience de l’horrible réalité de ces cliniques de torture, exige Karen Barba, de la Fundación Causana, sur The Huffington Post. (…) Il y a probablement des centaines de milliers de femmes et d’hommes victimes tous les jours de tortures et d’abus sexuels.»

La pétition de la Fundación Causana

La pétition d’AllOut.org

Photo Fundación Causana via Facebook (manifestation du 1er juillet 2011)