Selon le Daily Monitor, le meurtrier de l’activiste gay ougandais David Kato a écopé de 30 ans de prison pour son crime. Comme lors de son arrestation, Sidney Nsubuga Enoch (photo ci-dessus) s’est défendu en utilisant le traditionnel argument de la « gay panic »: alors qu’ils prenaient le thé, David Kato lui aurait fait des avances, il serait ensuite allé à la salle de bains où il aurait trouvé un marteau, puis serait revenu et aurait frappé l’activiste de deux coups de marteau à la tête. L’assassin a en tout cas dérobé des affaires à David Kato puis s’est enfui. C’est parce qu’un ami de David Kato était passé brièvement chez ce  dernier alors qu’il discutait toujours avec son futur meurtrier, qu’Enoch a pu être reconnu et appréhendé. Officiellement, donc il n’y aurait pas de lien entre la mort de l’activiste et ses activités militantes.

La mort de David Kato avait soulevé un tollé à l’échelle international, suscitant même une réaction de Barack Obama, alors que le gouvernement ougandais mène une politique ouvertement homophobe et cherche  à criminaliser encore plus l’homosexualité.

Photo AfricanActivist.org