Il l’avait annoncé en août, Jean Vila, maire communiste de Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales, unira un couple gay samedi 12 novembre (lire Cabestany: Le mariage symbolique entre deux hommes est annoncé pour novembre).

«On se marie parce qu’on s’aime, mais c’est aussi un acte militant», ont expliqué Guillaume, 37 ans, et Patrick, 48 ans, cités par l’AFP. Ce mariage restera-t-il symbolique, comme celui de Florent Robin et Tito Livio Santos Mota en février 2010 à Montpellier, ou sera-t-il inscrit sur les registres? En août, Jean Vila déclarait à Yagg qu’il avait opté pour la première solution, pour «ne pas [se] mettre en situation d’illégalité». Aujourd’hui, il explique à l’AFP qu’«il y a des moments, il faut être hors-la-loi», tout en assurant que «ce mariage sera à l’abri de toute annulation, vous verrez samedi».

Quoi qu’il arrive samedi, la cérémonie servira de toute façon le débat. Et l’on souhaite beaucoup de bonheur à Guillaume et Patrick.

[mise à jour, 14h15] «Bravo à Jean Vila», écrivent Ian Brossat et Danielle Simonnet, conseillers de Paris (groupe communiste et élus du Parti de Gauche) dans un communiqué. «Je soutiens l’initiative de Jean Vila, indique Ian Brossat. Je suis fier que ce soit dans une municipalité à direction communiste que soit officialisé ce mariage. Je tiens à saluer ce geste fort et courageux. Il est temps que la France légifère à son tour pour autoriser le mariage homosexuel et l’adoption aux couples de même sexe, comme le propose le Front de Gauche dans son programme “L’Humain d’abord”.»

[mise à jour, 17h08] «La demande de l’ouverture du mariage aux couples de même sexe ne repose pas uniquement sur la volonté d’une conquête symbolique mais aussi et surtout sur la demande d’une égalité de traitement en droits pour tous les couples», comment le Collectif contre l’homophobie (CCH) dans un commmuniqué saluant l’initiative du maire de Cabestany. (…) nous tenons à souligner la constance de Jean Vila dans son combat en faveur de l’égalité des droits pour les couples de même sexe. En effet lors des débats parlementaires qui ont précédé le vote de la loi créant le pacs, il fut parmi les 20 députés de gauche de la Région Languedoc-Roussillon qui
soutenaient cette réforme, l’un de ceux qui se sont le plus fortement impliqués à l’Assemblée Nationale, en commission puis en séance, pour défendre et améliorer la proposition de loi.»

Photo Mairie de Cabestany