Une semaine après le Conseil de Paris, c’est au tour du Conseil général de l’Essonne de soutenir officiellement l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, y ajoutant l’accès à la parentalité.

«Militant depuis de nombreuses années pour l’abolition de toute forme de discrimination», le Conseil général de l’Essonne s’est ému du rejet de la proposition de loi de Patrick Bloche visant à ouvrir le mariage aux couples gays et lesbiens et des propos tenu-e-s par des élu-e-s de droite (le communiqué cite Brigitte Barèges) lors des débats à l’Assemblée nationale.

C’est ainsi qu’il a voté hier, lundi 27 juin, une «motion pour une égalité réelle dans le mariage et la parentalité» lors de l’Assemblée départementale. «Sur [le sujet du mariage] comme sur l’homoparentalité, la droite a plusieurs trains de retard, regrette Jérôme Guedj, président (PS) du Conseil général de l’Essonne, dans un communiqué. En 2009, le Conseil général a voté des orientations consistant à instruire les demandes d’agrément en vue d’adoption sans aucune discrimination. En Essonne, un premier agrément vient d’ailleurs d’être attribué à une personne homosexuelle.»

«SOCIÉTÉ HÉTÉRONORMÉE»
«Le rejet de ce texte [la proposition de loi, ndlr] reflète une conception archaïque du mariage et d’une société hétéronormée où l’on considère que femmes et hommes sont complémentaires et que le mariage a une visée forcément procréatrice, renchérit la rapporteuse de cette motion à l’Assemblée départementale Maud Olivier, vice-présidente (PS) du Conseil général chargée de la Lutte contre les discriminations et de la Promotion de l’égalité, dans le même communiqué. Les propos homophobes qui ont été tenus contribuent à la stigmatisation de l’homosexualité. Cela a des conséquences tragiques. En France, la première cause de mortalité des collégiens est le suicide et la première raison du passage à l’acte est l’orientation sexuelle.»

Le mouvement fera-t-il des émules dans d’autres départements et municipalités?