Une actrice formidable. Elizabeth Taylor a joué dans plus de 50 films et les quelques rôles excellents qu’elle a interprétés font partie de l’histoire du cinéma.

Elle est adorable dans le rôle de la fille de Spencer Tracy  dans Le Père de la mariée (1950), de Vincente Minnelli.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur The Father of The Bride.

Son  premier vrai rôle d’actrice, c’est dans Une place au soleil (1951), de George Stevens, face à Montgomery Clift. Leur amitié amoureuse commence et Liz saura protéger son fantasque partenaire dans les affres de la vraie vie.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur A Place in the Sun.

Dans les années 50, les adaptations des pièces de Tennesse Williams la montrent débordante de sensualité.
Dans La Chatte sur un toit brûlant (1958), de Richard Brooks, elle joue la femme sexuellement frustrée d’un Paul Newman hanté par le souvenir de son meilleur ami décédé. La censure ne permet pas de parler d’homosexualité, pourtant très explicitement exposée dans la pièce.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Cat on a Hot Tin Roof.

Dans Soudain l’été dernier (1959), de Joseph Mankiewicz, elle dissimule un secret sur son cousin Sebastian (spoiler: il est homo et elle lui sert d’appât pour attirer les hommes). Une nomination aux Oscars.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Suddenly Last Summer

C’est sur le plateau de Géant (1956) de Georges Stevens, une épopée texane un peu longuette, qu’elle rencontre James Dean (lui ne verra pas la sortie du film) et Rock Hudson, tous deux homos. Trente ans plus tard, la mort de Hudson, atteint par le sida, sera le déclencheur du combat de l’actrice contre l’épidémie.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Giant.

Son rôle de call-girl dans La Vénus en vison lui vaut son premier Oscar en 1960. Mais elle n’aimait pas ce film et lorsqu’elle reçut la statuette, elle venait de subir une trachéotomie, ce qui lui fera dire: “J’ai gagné grâce à ma trachéotomie”.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Butterfield 8.

Avec Cléopâtre, l’immense fresque de Joseph Manckiewicz largement dénaturée au montage, elle devient l’actrice la mieux payée d’Hollywood avec un cachet d’un million de dollars et 10% des recettes. La passion entre elle et Burton, née sur le plateau, est palpable dans toutes leurs scènes.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Cleopatra Trailer.

Avec Richard Burton, qu’elle épouse en 1964, les films iront du très bon au très trash.

Dans Qui a peur de Virginia Woolf? (1966), de Mike Nichols, qui lui vaut son deuxième Oscar, elle multiplie les morceaux de bravoure comme cette incroyable scène de drague.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Who’s afraid of Viriginia Woolf?

Le Chevalier des sables (1965), de Vicente Minnelli, est un film qui surfe sur la vague hippie, où Liz interprète une artiste qui vit à Big Sur, le paradis des bohèmes et de ceux qui fuient la société de consommation.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur The Sandpiper.

Arrêtons-nous un instant sur Boom!, de Joseph Losey, dans lequel la Taylor porte sûrement les coiffes les plus extravagantes de toute l’histoire du cinéma et où elle a l’air constamment, à l’instar de Richard Burton, intoxiquée par l’alcool.

http://www.youtube.com/watch?v=UrlmAKKEIlg&feature=related

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Boom!

Elle est en revanche grandiose et magistrale dans Reflets dans un œil d’or (1967), de John Huston, face à un Marlon Brando en militaire impuissant et submergé par le désir qu’il porte à un jeune soldat. Superbe adaptation  du roman de Carson McCullers.
http://www.youtube.com/watch?v=mCNHtiZu2TU

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Reflections in a Golden Eye.

Depuis les années 70, on a l’impression qu’aucun réalisateur n’a su (ou pu) diriger ce monstre sacré.

Notons toutefois son interprétation d’Alexandra del Lago, la star vieillissante de Doux Oiseau de jeunesse (1989), de Nicholas Roeg, d’après la pièce de Tennesse Williams, pour cette phrase: “Quand deux monstres se croisent, l’un doit s’effacer. Et ce ne sera pas moi!”
http://www.youtube.com/watch?v=YP3qbAmnhgU

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Sweet Bird of Youth.