Le portrait de dernière page de Libération était consacré hier, 8 mars, Journée internationale des femmes, à Olivia Chaumont, trans’ et franc-maçonne. Le symbole nous aurait bien plu si l’article n’avait pas enchaîné un peu tout ce que l’on aimerait ne plus lire dans des articles dont le sujet principal ou secondaire est trans’.

L’article, titré Franche maçon, commence ainsi: « Il y a quatre ans encore, Olivia Chaumont était un homme. Aujourd’hui, femme, transsexuelle, lesbienne, personne n’aurait l’idée de remettre en doute sa féminité: longue chevelure argentée, taille de guêpe dans un manteau de fourrure gris, pantalon de cuir noir, talons hauts ».

Olivia Chaumont assume parfaitement sa transsexualité, comme elle l’a montré dans les différentes interviews qu’elle a accordées à Yagg (la plus récente). Elle le répète à Libération: « Une trans’ reste une trans’. (…) Je n’ai pas honte d’être trans’, rien n’est pire que de chercher à le cacher ». Pour autant, était-il nécessaire d’attaquer l’article par ce point? La notoriété d’Olivia vient de ce qu’elle est parvenue à faire évoluer le Grand Orient de France (GODF) qui, avec elle, s’est ouvert aux femmes. Son succès découle de son changement de sexe, bien sûr, mais aussi de sa ténacité, de sa volonté d’aller jusqu’au bout. Fallait-il vraiment attendre le sixième paragraphe pour en venir au sujet? Sur Libération.fr [fr].

À lire aussi Franc-maçons, où sont les femmes? sur La Provence.com [fr].

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