Malgré leur combat pour obtenir l’ouverture du mariage, les homosexuels irlandais devront se contenter d’une union civile à partir du 1er janvier 2011. La commission de réforme des lois a, en revanche, considéré la possibilité de changer le droit de la famille. Les modifications qu’elle propose devraient permettre aux familles homoparentales de bénéficier d’une meilleure protection juridique.

PARENTS DE FACTO
Le rapport
de la commission préconise de donner plus de droits aux parents de facto, c’est-à-dire « la personne qui n’est pas le parent d’un enfant mais accomplit les devoirs parentaux envers lui ». Actuellement, ces tiers ne disposent que d’un droit « d’accès » à l’enfant, mais ne peuvent prendre de décision pour son éducation ou sa santé.

POIDS DES TRADITIONS
« Les propositions que nous avons faites respectent la Constitution, tout en reflétant les changements survenus dans les familles irlandaises ces dernières années », a expliqué Ray Byrne, directeur de recherche de la commission, à l’Independent. La Constitution irlandaise insiste en effet lourdement sur le mariage et la famille traditionnelle. Elle dispose par exemple que « la présence de la femme, au sein du foyer, apporte une telle aide à l’État que sans elle, le bien commun ne pourrait être atteint ».

NON À L’ADOPTION
Si elles entrent en vigueur, les modifications proposées amélioreraient le statut de la personne qui n’est pas le parent biologique au sein des familles homoparentales. La commission est restée cependant très timide, puisque tout en reconnaissant l’existence de ces familles, elle ne leur permet pas d’adopter, l’adoption n’étant autorisée que pour les personnes mariées, veuves, ou ayant un lien direct avec l’enfant.

Envie de plus d’infos Yagg? Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter.

Soutenez votre média LGBT indépendant sur le mur de Yagg!