Une B.A. de Martina, un tweet sympa de Johnny Weir, des rugbymen engagés…

Tennis. Cela se passe dans le Maryland. Mais c’est où le Maryland? Au Nord-est des États-Unis, en gros entre New York et Washington DC. Mercredi 24 novembre, Martina Navratilova est venue soutenir Pam Shriver. Son ancienne partenaire de double organisait une vente aux enchères afin de récolter des fonds pour la lutte contre la mucovicidose. L’ancienne championne de tennis s’est levée, elle est montée sur scène, a fichu un peu le bordel et a proposé un cours de tennis avec elle pour 15000 dollars (environ 11300 euros), raconte TMZ. Adjugé tout de suite. Martina a expliqué qu’en cette période de crise, tous les centimes comptaient. Voilà pourquoi le Maryland est apparu sur notre carte de l’actualité, parce que Martina Navratilova est lesbienne, out, militante.

À part ça, les Masters de Londres. Jolie, cette lutte à distance entre Rafael Nadal et Roger Federer, le premier du classement mondial et son dauphin qui ferraillent ce week-end pour un titre si important pour les deux. Celui qui manque à la collection de l’Espagnol, celui dont le Suisse a besoin pour montrer au muméro un qu’il peut le battre et peut-être reprendre sa place. À leurs côtés, Andy Murray qui rencontre Rafa en demi-finale, et Novak Djokovic opposé, ce soir, à Roger Federer.

Patinage artistique. Ici aussi, loi de proximité. Le patinage m’intéresse un peu plus depuis les propos désobligeants proférés par deux animateurs canadiens à l’encontre de Johnny Weir. Cela nous a pas mal occupés pendant les Jeux olympiques de Vancouver, en février 2010. Tout comme les déclarations maladroites de Brian Joubert sur les « chochotes ».

Au Trophée Bompard, à Paris, la dernière étape des épreuves du Grand Prix ISU, le Japonais Takahiko Kozuka est en tête à l’issue du court devant le Français Florent Amodio, un jeune homme ambitieux qui travaille pour les Jeux olympiques de Sotchi, en 2014. Chez les filles, la Finlandaise Kiira Korpi tient la corde. La finale du Grand Prix aura lieu du 9 au 12 décembre, à Pékin.

Johnny Weir n’est pas là, il a pris une année sabbatique. Sur Twitter, il lance que la compétition lui manque et, pas rancunier, encourage Brian Joubert, décevant cinquième, hier.

Rugby. France-Australie, ce soir, épilogue hexagonal de la tournée des équipes de l’hémisphère sud en Europe. Les Australiens? Au-delà du match, je repense à ces images de ces mecs, vêtus de l’uniforme national, brandissant des pancartes appelant à lutter contre l’homophobie. Parmi eux, Dave Pocock qui est sur le terrain, ce soir. En cette tournée de test-matches, avant le Tournoi des Six Nations, on pense aussi à Gareth Thomas, ancien capitaine du Pays de Galles, qui depuis son coming-out en décembre 2009 fait de la lutte contre l’homophobie un combat.

Rama Yade. Dans le remaniement ministériel, la chroniqueuse sports de Yagg voit le départ d’une femme qui a fait de la lutte contre l’homophobie dans le sport, un combat évident et qui y a mis du sien, du temps, de l’écoute. Une vraie conscience, pas une pose de politique. Une conscience qui avait commencé lorsque Rama Yade était secrétaire d’Etat chargée des droits de l’Homme. Il y a eu des maladresses, certes, mais la secrétaire d’état aux Sports va manquer à la lutte contre l’homophobie. En journalisme, cela s’appelle un angle. Bon week-end.

Photos DR / TMZ / FFRugbyXIII / Leah Adams

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