Fini le monopole médical sur le dépistage! L’arrêté du 9 novembre, paru au Journal Officiel le 17 novembre, est on ne peut plus clair. Les « salariés et les bénévoles des associations » pourront réaliser des tests de dépistage rapide d’orientation diagnostique (Trod) « chez toute personne, dans son intérêt et pour son seul bénéfice, après l’avoir informée et avoir recueilli son consentement libre et éclairé ».

Jusqu’à présent, seul-e-s les professionnel-le-s de santé, au premier rang desquels les médecins, étaient autorisé-e-s à pratiquer des tests de dépistage du VIH. Cet arrêté, promis par Roselyne Bachelot à Vienne, lors de la Conférence mondiale sur le sida, arrive à point nommé.

En effet, le Plan VIH/sida 2010-2014, sorti il y a quelques jours, met l’accent sur la nécessité d’être plus offensif en matière de dépistage, alors que l’on estime que 50000 personnes ignorent qu’elle sont séropositives et que 13% des séropositifs découvrent leur statut à un stade très avancé de la maladie, ce qui handicape leurs chances de survie.

Dépister dans une structure associative est déjà une réalité. Actis à Saint-Étienne, Le Kiosque Info Sida à Paris et Aides dans plusieurs grandes villes de France ont déjà lancé des opérations de dépistage rapide. Mais le plus souvent, les tests sont pratiqués dans le cadre d’une recherche bio-médicale et avec l’accompagnement de médecins, et pas en routine.

Aides s’est d’ailleurs « félicitée de cette parution » pour laquelle l’association se bat depuis des mois. L’enjeu est de taille. À Vienne, Roselyne Bachelot a annoncé la création de 10 centres de dépistage communautaire pour l’année 2011.

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